01/12/2012

LE SANS VERGOGNE D'ISRAEL.

 

 

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Un entrepot pharmaceutique à Gaza

Voilà un pays quasiment artificiel pour des raisons géo-politiques, sous perfusion économique et militaire des Etats Unis, un pays à la légitimité aléatoire, crée d'une décision unilatérale. Un pays qui est né dans des frontières inexistantes qui n'a perduré que par la force, le terrorisme, les massacres et aujourd'hui la colonisation et des raids meurtriers à répétition sur Gaza sans oublier lors des Guerres des Pierres en Cisjordanie. Le fait d'une armée qui transforme les succès militaires en défaites politiques et qui génère ainsi de nouveaux ennemis. Une armée qui envoie ses pilotes tirer sur des objectifs militaires des missiles, certes sophistiqués, mais dont on sait par avance que les dégats collatéraux feront des victimes civiles ; morts et blessés par centaines et qui accuse de terrorisme un poseur de bombe dans un autobus israélien. !

 

Et il se trouve des commentateurs qui voudraient contrarier ceux qui dénonce cette situation, nous ressortant toutes les vieilles lunes, mythes et même les références à une Bible qu'ils considèrent comme un plan cadastral. Et à travers chacune de leurs phrases nous parlent que du Hamas, de sa fameuse Charte, ce chiffon de papier et tract électoral désuet et caduc que la terre entière condamne. Nous avons beau beau étaler les dates, les lieux les exactions, les résolutions de l'ONU toutes ignorées, l'acharnement de la politique expansionniste israélienne qui ne peut plus échapper à une ségrégation, de citer les sources, rien n'y fait. Mauvaise foi, mensonges, trouilles ou plutôt auto-persuasion, que sais-je encore.

 

 

En parlant de l'ONU, que celle-ci admette par un vasistas la Palestine comme membre observateur en son seing, « entité » qui siégera au côté du Vatican - quel symbole- fait hurler Nétanayou et son tuteur de Washington, à l'unilatéralisme, alors que son propre pays en bafouant la Résolution 181 est né ainsi, (1) est d'une vergogne incroyable. Fustigeant les pays qui ont voté pour cette reconnaissance symbolique, alors qu'en 1948 il se félicite que cette même assemblée a reconnu son pays, dans de troubles circonstances il est vrai.

 

Il existe une solution, c'est de revenir au plan de partage de 1947 et avant que l'Etat juif d'Israel ne s'autoproclame en l'acceptant, seul. Une résolution 181 bis en quelque sorte. Tel Aviv ne pourrait se désavouer, quoique, et la Palestine acculée à se contenter aujourd'hui d'un territoire rabougri et clairsemé y gagnerait, renonçant à son désir légitime, lui, de reconstituer son territoire historique contemporain.

 

Pour ma part je souhaite laisser les pro et sionistes de tous poils devant leur entêtement, leur illogisme, contradiction, leur accusation de trucages de photos d'enfants palestiniens morts prises par un téléphone portable anonyme. On les mettrait la tête dans ces cercueils qu'ils diraient encore que c'est du pipeau. Enfin pour terminer, on sait maintenant que tous les pays du monde sauf les anciens ou actuels colonisateurs, lesquels ne sont que 8 soutiennent la Palestine.Voir plus loin.

 

 

Au lendemain de l’accession de la Palestine au statut d’Etat observateur à l’ONU, Israël va autoriser la construction de 3 000 nouveaux logements dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée et annexée et en Cisjordanie, en réponse à la démarche palestinienne à l’ONU. Ben voyons et ce projet est né dans la nuit !

 

Après l'abandon de la vie politique de Barak atteint de remords après la dernière tuerie de Gaza, (on peut rêver), Israël en affichant sa vergogne, se discrédite encore un peu plus. En effet ce projet déjà en cours, coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, compromettant la viabilité d’un Etat Palestinien. En novembre 2011, après l’accession de la Palestine au statut de membre à part entière de l’Unesco, Israël avait également accéléré la construction dans les colonies de Cisjordanie occupée. Et personne n'avait rien dit.

 

 

L'état observateur non-membre à l'ONU, n'en fait pas un Etat, malgré cela la Cour pénale internationale pourrait être saisie par les Palestiniens pour enquêter dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Cette trouille a dominé les débats à l'ONU ; La Grande-Bretagne avait fait dépendre son "oui" d'une promesse palestinienne de ne pas demander à la Cour Pénale Internationale d'enquêter sur des crimes « présumés ». En effet les premiers visés seront les chefs d'Etat-major qui ont ordonné les massacres et les officiers qui ont trahis ainsi les Accords de Genève.

 

La Palestine pourrait ratifier le Statut de Rome et le procureur, la Gambienne Fatou Bensouda pourrait alors décider d'entamer ou non un examen préliminaire. Une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Ilana Stein, avait indiqué mardi qu'Israël ne prendrait pas de mesures sévères contre la Palestine, sauf si celle-ci utilise la CPI comme "instrument de confrontation". Tout le monde prend cela comme un chantage ou une pauvre esquive. Sharon tu peut mourir tranquille.

 

 

Alliés traditionnels des Etats-Unis, le Canada et le Panama ont voté contre la résolution. Les Iles Marsahall, la Micronésie et Palau ont été envahis par les Etats-Unis à la fin de la seconde guerre mondiale et sont restés sous sa tutelle jusqu'en décembre 1990. Et l'aide gouvernementale de la première puissance mondiale reste leur principale source de revenus. Quant au Nauru, c'est un minuscule pays de 9.200 habitants qui a obtenu son indépendance de l'Australie en 1968. La République Tchèque a, depuis qu'elle existe, une position pro-israélienne", le seul pays de l'Union européenne à avoir voté contre la résolution. Finalement, c'est oui, la France a soutenu la demande de Mahmoud Abbas.

 

 

 

23/11/2012

LES RÉFRACTAIRES ISRAELIENS

 

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Gaza

 Au moment où des pilotes- et peut-être bientôt des chars- se livrent à des bombardements meurtriers sur Gaza, trois avant après l'avoir déjà fait, l'opinion publique est en droit de se demander, outres les ordres donnés et respectés, comment à un aviateur par exemple, peut sans vergogne lâcher un missile à tête chercheuse, sachant très bien par expérience des ainés sa dangerosité collatérale. J'ajouterais que pour moi ce soldat n'a rien à envier dans la veulerie à un illuminé qui pose une bombe dans un autobus civil.

 C'est en partant de cette corrélation que je me suis penché dès la guerre des six-jours sur ce problème aujourd'hui insoluble qu'est ce conflit. Sans négliger bien sûr le pourquoi l'exclusion historique et quasi universelle de la communauté juive. Qui la même à cette incursion depuis la fin du 19 ème siècle dans un territoire arabe apparemment serein où cohabitaient plusieurs religions, a tel point que les coutumes, rituels,nourriture, musique et les vêtements, sinon les langues, se confondaient.

 La conscience des soldats de Tsahal

 Voici un exposé que j'ai rédigé en 2002 au sujet des Intifadas. Il n'y guère de mot à changer.

 A l'époque de la " Guerre des Pierres " le professeur Y. Leibowitz a affirmé que le service dans les Territoires occupés était immoral. Son petit-fils, le juriste Shammai, a aussi déterminé que c'était illégal. Il a distribué aux conscrits et réservistes une opinion légale, sous l'intitulé “l'obligation de refuser”, qui établit que l'ordre même de servir dans les Territoires est illicite et que la loi juridictionnelle militaire exempte tous les soldats de l'obéissance à cet ordre. Il se base son opinion sur une décision de 1957 selon laquelle un ordre militaire qui inclut la mort de civils, ou causer des dommages à leurs biens, empêcher les soins médicaux et autres méfaits, est un ordre caduc. Plus tôt dans l’Histoire, un tribunal décida que “la constitution de l'Etat d'Israël” interdit des exécutions sans procès ou la destruction des équipements et infrastructures d'une population civile. De plus, cette décision réaffirme qu'un ordre est illégal s'il est contraire à une loi internationale ou s'il sape les principes moraux fondamentaux. En face de l'argument standard que dans un État démocratique, on doit obéir aux ordres de l'armée, même s'ils semblent immoraux, Leibowitz soutient qu'il n'y a plus de démocratie dans le cas contraire, mais seulement un régime d’apartheid. Il est convaincu que son “opinion légale” servira de bouclier aux personnalités publiques qui appellent à refuser de servir dans les Territoires. Il soutient que les capitaines de l'armée savent qu'ils n'ont aucun moyen de contrer son opinion, et, de ce fait, se tiennent à l'écart d'un conflit sur le sujet.

 Une pétition circulait, invitant les appelés à rejoindre le mouvement. Les conscrits prennent connaissance des informations qui circulent : les emails font état de harcèlements ou d’ordres de tirer sur les lanceurs de pierres dès la limite de 150 mètres des positions militaires. Ces réservistes n’apprécieraient pas d’être rappelés une seconde fois pour les mêmes missions. La première fois ils ont vu, ils ont gardé cela pour eux, maintenant ils disent non.

Par contre, les punitions sont faibles..... lorsqu’elles sont prises. Il n’est pas question de cours martiale, cela déboucherait inévitablement à ouvrir un procès de l’armée. [...] Or, le mouvement des réfractaires ne reçoit pas le soutien des Travaillistes : pour eux ces mauvais sujets, en exerçant leur désobéissance ils pourraient inciter les colons à user du même droit lorsque l’heure viendra où il leur faudra partir. C’est aussi l’explication du mouvement “ La paix Maintenant” qui ne peut soutenir les militaires rebelles. Fin février 2002, deux refuzniks ont été condamnés à 28 jours de prison, annonce le journal Ha’aretz qui affirme dans le même temps que le nombre de déserteurs a augmenté de 30 % en 2001. Décidément Tsahal n’est pas moralement et intellectuellement une armée au-dessus des autres, loin de là? Contrairement à ce qu'affirme les sionistes les plus purs.

Aujourd'hui , cet esprit de refus n'existe pas ou soigneusement caché par Tel Aviv. Ceci pour conclure que les soldats de l'armée israélienne se conduisent comme n'importe quel poseur anonyme de bombe dans un cinéma, marché public ou autobus. Deux horreurs, l'un d'Etat et l'autre de fous d'Allah. La Cour de Justice Internationale de la Haye après Radosevic les attend, Responsables politiques , autorités militaires, officiers et éxécutants, sur le même banc.

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Sources :

 Ha’aretz, 14 mars 1969.

 L'Expansion, octobre 1991

 Le Monde, 16 avril 2002

 

17/11/2012

MANOEUVRES ÉLECTORALISTES ISRAELIENNES

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La critique de la politique expansionniste d'Israël ne consiste pas uniquement de rappeler comme je le fais, la question de sa légitimité et de ses forfaits, mais observer également le monde dans lequel il se débat.

 Election américaine et pressions des lobbys

 Depuis plusieurs années Netanyahou a soutenu Mitt Romney espérant qu'Obama soit battu, alors que l'administration américaine suit toujours la politique américaine de soutien d'Israël à bout de bras et en toutes circonstances. A la veille du scrutin il faisait monter la pression en annonçant la relance de la colonisation et encore une fois, une menace d’attaque contre l’Iran. A tel point qu'il fallut que la diplomatie s'en défende.Ceux qui colportent de fausses informations sur une intervention israélienne dans le scrutin portent atteinte aux intérêts d'Israël", a affirmé M. Steinitz en visant Ehud Olmert en campagne électorale qui avait déclaré que Netanyahu a "violé les règles de base qui régissent les relations entre Etats"devant la communauté juive de New-York.

 Aux USA, dans certaines sphères les lobbys juifs puissants commencent à irriter, beaucoup d'acteurs et observateurs politiques leur reproche de peser directement sur la politique de Washington et en Europe, grâce à leurs puissances sociales et financières concernant le conflit palestino- israélien en faveur d'Israël au détriment des droits des Palestiniens. De plus une grande partie des Américains commence à trouver un peu lourde cette aide économique, sans compter sa lassitude devant un conflit qui n'en finit pas et que leur pays est bien incapable de régler.

 La Russie, la Chine, l'Inde remodèlent le paysage du monde actuel et Israël se retrouve en position de centre de ce changement. N'oublions pas que le voeux de sionistes, aidés en cela par les pays colonialistes qui l'on doté de l'arme atomique, était d'établir une tête de pont de l'Occident au Moyen-Orient, en enracinant sous une autre forme sa mainmise. Il est certain que si ce conflit gênait directement le commerce et l'industrie internationales des pays développés, il y a longtemps qu'il aurait été solutionné.

 Vers une nouvelle politique américaine au Moyen-Orient ?
Certains craignent un "désir de vengeance" du président réélu. "Obama a maintenant quatre ans pour régler ses comptes avec Netanyahu, pour le soutien ouvert à Romney, pour ses dépréciations (d'Obama) devant le Congrès, pour le gel des négociations avec les Palestiniens, pour la colonisation et pour avoir tenté de lui faire la leçon sur le dossier iranien (Haaretz).

 En effet fort de sa réélection Obama pourrait orienter sa politique moyen-orientale autrement. Si c'était l'intention personnelle d'Obama, la diplomatie le laisserait-il faire ? Obama a réaffirmé ces jours-cil e droit d'Israël à assurer sa propre défense contre les attaques visant sa population en demandant à Tel Aviv de tout faire pour éviter de toucher des civils. Par contre il pourrait infléchir, non par rétorsion mais par raisonnement, la décision américaine d'empêcher l'autorité de demander le statut de la Palestine comme non-membre à l'ONU qu'Israël veut bloquer estimant qu’il éloignait les perspectives de paix. La presse israélienne a évoqué le gel de la rétrocession des taxes collectées pour son compte et la réduction du nombre des permis de travail pour les Palestiniens.

 En outre Obama pourrait tenter de négocier un accord avec Téhéran en repoussant l'idée saugrenue et dangereuse de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes. Avec les grandes puissances y compris l'Europe, il privilégie plutôt un durcissement des sanctions politiques qui porte ses fruits, si j'ose dire. L'Iran vit sous un régime de sanctions en temps de paix sans précédent dans l’histoire des relations internationales par conséquences l'economie iranienne est à bout de souffle et Téhéran est prêt à mettre de l'eau dans son mauvais vin. Et L’Ayatollah Khamenei, «Guide de la Révolution » est le seul décisionnaire pour tout ce qui concerne les problèmes que rencontre son pays notamment dans le domaine nucléaire.

 Gaza

 Le premier ministre menaçait d'être prêt à l’escalade après des combats le long de la frontière de Gaza qui ont fait des morts et blessés de chaque côtés. Etant donné la disparité du nombre des victimes des deux camps on peut penser que les représailles ont commencé. Aussitôt le Hamas répliquait par un tir de roquettes, faisant des victimes. Ce que les médias n'ose diffuser ce sont les facteurs déclanchants de cette nouvelles attaque israélienne : le 5 novembre dernier quand Ahmad al-Nabaheen, un handicapé mental de 20 ans a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir. Ce qui a permis aux deux belligérant pour des raison presque identiques de reprendre les combats.

 Le ministre pour la Défense passive a déclaré «A terme, vu la répétition des cycles de violence, nous devrons lancer une opération stratégique afin de rétablir notre force de dissuasion face aux groupes armés» dans la bande de Gaza. Et le ministre des finances de rajouter. Rappelons que fin 2008 trois mois avant les élections, Ehud Olmert avait déclenché une offensive dévastatrice contre Gaza, l’opération «Plomb Durci » qui avait coûté la vie à 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens. Et Israël tente de récidiver en lançant l’opération «Pilier de Défense». On peut y voir un nouvel acte de terrorisme d'Etat destiné à faire pression sur les électeurs et citoyens gazaouis et une volonté latente de réoccuper ce territoire.

 Des bombardements israéliens intensifs sur la bande de Gaza ont fait ce samedi neuf morts (dont quatre combattants ) plus en une fois que des années de tirs de roquets du Hamas ! Depuis le lancement de cette opération de guerre, 39 Palestiniens ont péri et 345 ont été blessés. Cherchez l'anomalie

 

1) L’Iran a proposé aux Etats-Unis d’y dépêcher ses secouristes afin de venir en aide à la population américaine touchée par la tempête sur la côte est.

 

 

03/11/2012

Le Crif dénonce une chanson de Zebda

 

 Ce clip tourne depuis le 7 octobre. Fruit de la collaboration d'un universitaire, Jean-Pierre Filiu, professeur d'histoire à Sciences Po Paris et auteur d'Une histoire de Gaza (Fayard), et du groupe Zebda, il a été diffusé par France Télévisions. C'est ce dernier point qui semble particulièrement scandaliser le Crif, qui estime qu'"Une vie de moins" risque de promouvoir la haine d'Israël chez les jeunes. Dans une tribune publiée le 15 octobre, maître Bertrand Ramas-Muhlbach condamne le clip, "un produit de propagande anti-israélienne tout à fait hallucinant". Voilà son argument écartant les atrocités qu'Israël à commis:

 "Les Palestiniens de la bande de Gaza sont les descendants des Philistins, ce peuple de la mer venu s'établir (pour ne pas dire occuper) la terre de Canaan après leurs déconvenues avec les Égyptiens."

 Richard Prasquier, président du Crif, dénonce à son tour : "Mais il y a aussi incitation à la haine lorsqu'un clip décrit (...) les enfants de Gaza comme destinés à être tués par l'armée israélienne. Et lorsque la chanson qu'il promeut est chantée par un groupe célèbre (Zebda), on imagine sans peine l'effet dévastateur. (...) Et France Télévisions se prête au jeu. Vous avez dit irresponsable."

 Bien sûr France télvision a osé montrer des images de Gaza et des enfants tués par une armée d'occupation. A moins que le patron du CRif nous démontre que c'était un coup monté par la propagande du Hamas.

 

16/10/2012

Du sionisme 6 ème partie et fin.

 

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Cour Internationale de la Haye

ISRAEL ET LE DROIT INTERNATIONAL

 Dès 1945 ont été posés des principes relatifs aux droits de la personne, d’autres assurant le maintien de la paix et garantissant le droit des peuples et plus récemment, une amorce de droit pénal international pour éviter l’impunité. Un grand nombre de ces éléments sont ignorés par les gouvernements israéliens successifs, avec le renfort de l’administration américaine.

 Depuis son origine, l’Etat d’Israël bafoue ces conventions, par exemple dans les Territoires occupés, la torture a été couramment pratiquée (voir ci-dessous) et ses citoyens arabes victimes de discriminations notoires. Le droit fondamental des enfants qui ont nombreux à être détenu, a été ignoré.enfant-palestinien-arrêté-1.jpg

Le refus de la libre circulation fut dénoncé par tous les organismes, y compris israéliens (Amnesty international et B’Tselem. Ces violations furent autant de dénis de droits généraux, compris notamment dans les conventions de Genève, les déplacements forcés de populations, les implantations de colonies de peuplement de l’occupant, les destructions de maisons, arrachages de plantations, mesures destinées à affamer la population, à détruire son économie, à entraver la possibilité de relation avec l’extérieur, ont été systématiques, ainsi que les arrestations arbitraires, tortures et assassinats programmés.

 

En ce qui concerne l'occupation des territoires dévolus à une autorité palestinienne, le droit affirmé et garantie par le pacte de la SDN renforcé par la charte de l’ONU, des peuples est dénié.

 Violation des textes internationaux

 Outre le fait que toutes les résolutions définies par l'ONU sont systématiquement ignorées, l’Etat juif a été maintes et maintes fois tancé par le concert des nations pour sa politique discriminatoire, la justice internationale devrait être saisie car L’ONU à plusieurs reprises l’a condamné :

 En 1975 elle adoptait une résolution assimilant le sionisme au racisme, ce texte fut révoqué d’une seule phrase par l’Assemblée générale en adoptant une autre résolution, le 16 décembre 1991.

 - Condamnation par la Commission des droits de l’Homme le 19.02.1975

 - Condamnation par l’Organisation Internationale du Travail le 12.06.1975 et par l’OMS le 12.06.1975

 Le 21 octobre 2000 l’ONU sur la situation au Proche-Orient, réitère que les colonies juives dans les territoires palestiniens et à Jérusalem sont illégales, un obstacle à la paix et que la puissance occupante doit respecter scrupuleusement la 4 ème convention de Genève sur la protection des civils en temps de guerre. La comparution à la cour de la Haye des responsables d'exactions commises de tous bords, ici depuis le mandat britannique en passant par Gaza ou Ramalah et considérées comme crimes de guerre ou pire encore, est la hantise de l'armée et de l'Etat hébreu

 Une torture ordinaire

 Il ne s’agit pas ici d’ignorer ou de ne pas faire état des tortures infligées aux Israéliens par les mouvements extrémistes musulmans, c'est malheureusement le lot de toutes les insurrections. Il s'agit de dénoncer la torture dite d’Etat, comme celle pratiquée par les nations au cours de leurs guerres de conquêtes, de maintien de l’ordre, de pacifications, ou d’expansions comme c'est le cas ici.

 Alors que les Français polémiquent toujours sur l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, Israël reste la seule démocratie parlementaire à avoir autorisé, des décennies durant, l’utilisation de “ pressions physiques modérées” sur les prisonniers. Ainsi, durant les périodes de rebellions comme les Intifadas, la torture y était d’usage courant. les gouvernements israéliens successifs ont laissé carte blanche aux nombreuses forces de polices, militaires ou secrètes pour faire le "sale boulot". Son exécutif, officiellement ne veut pas entendre parler de tortures et bien entendu pour l’opinion publique israélienne, il ne s’agit pas que de propagande mensongère. Pourtant en février 2001, des propositions de loi ont bien été soumises à la Knesset par des parlementaires autorisant le Shin Bet à recourir à des “moyens spéciaux” pendant les interrogatoires de détenus ont été déposées, mais rejetées.

 Les laudateurs de la politique sioniste devront tôt ou tard admettre que ce pays bafoue certains des principes les plus fondamentaux de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Il est vrai qu'il existe sur la planète des pays, dont plusieurs voisins d'Israël, où la situation des droits de l'homme est pire, mais ce qui rend les abus d'Israël uniques, ce sont ses efforts infatigables pour légitimer des actes manifestement illégaux pour justifier l’injustifiable. L'usage de la torture est l’exemple aveuglant de cette attitude. Israël serait-il un Etat plus moral que les autres ! Amnesty International avait établi que la torture est la seule forme de violence qu'un Etat niera toujours, sans jamais oser la justifier. Israël a fait mentir Amnesty : c'est le seul pays au monde qui ait légitimé la torture, tant du point de vue juridique que rhétorique. Ce qui est en contradiction avec l’image d’un judaïsme pur.

 " l'armée israélienne surnommée Tsahal recevaient en 1988, l'autorisation officielle de torturer " précise Rony Braumann dans sa post-face de "The Holocaust Industry de Finkelstein".

 En 1999, le nombre de plaintes contre l'utilisation de la torture par Israël a obligé la Haute Cour de Justice à exclure quatre méthodes de torture, (1). En fait, de nouvelles formes de tortures ont été développées et furent utilisées beaucoup plus fréquemment, incluant davantage de techniques axées sur la psychologie, tel l'usage de l'isolement.

 Voici un catalogue de pressions physiques qui étaient exercées légalement ou officieusement par les services de sécurité civils ou militaires.

 Je ne parle que d'une période de l'Histoire de ce conflit et non pas faire référence au présent, espérant que ces méthodes sont définitivement abandonnées.imagesUU.jpg

 Le Shabeh

 Isolation sensorielle, privation de sommeil, plusieurs jours ... Attacher mains et jambes, tête recouverte d'un sac en général souillé, musique ininterrompue,,fort volume. Le Ministère de la justice a admis utiliser le Shabeh.

 Qas'at al-Tawleh

 L’écartèlement , le dos contre une table, bras attachés étirés en arrière pendant plusieurs heures, douleur intense. L'État n'a pas admis utiliser cette méthode, toutefois a admis l'usage de méthodes consistant à maintenir les détenus dans différentes positions.

 Qamaz

La position de la grenouille. détenu agenouillé en équilibre sur la pointe de ses orteils, bras attachés dans le dos. L'Etat israélien a admis utiliser le Qamaz comme méthode d'interrogatoire pour des périodes pouvant aller jusqu'à une heure par séance.

 Secousses violentes

 tête projetée d’avant en arrière, jusqu'à cinq secondes et répétées. L'Etat a admis utiliser les secousses violentes comme méthode d'interrogatoire.

 Les gifles

 Pour la Commission Landau (israélienne) 1987 l'usage de pressions physiques modérées, puis les pressions physiques augmentées et la gifle comme une technique d'interrogatoire sont légitimes. Tout ceci sans défense légale bien entendu. En 2002 Interrogés par B’Tselem le conseiller juridique de l’armée a confirmé que les personnes arrêtées n’avaient pas le droit d’êtres assistées d’un avocat.

 La question sur la torture est continuellement placée dans le contexte de “la sécurité” d'Israël et de la menace à son existence, donc son usage est quasiment toujours justifié, mais la justice la plus élémentaire et le droit international seront soumis à une exigence : sanctionner l’attitude de l’Etat hébreu.

 Nous voici donc parvenu à la fin de cet opus sur la genèse et l'existence du sionisme jusqu'aux Intifadas. Le sionisme d'aujourd'hui pourrait faire le sujet d'une autre étude. Le travail est si lourd et à mon âge que je ne pense n'avoir pas le temps d'y parvenir. D'autres le feront mieux que moi tout en de gardant de s'éloigner de l'Histoire pour entrer dans le subjectif. Il appartient aux pro-israéliens d'en faire autant, en dehors de toutes spiritualités, ce qui est bel et bien le contraire de l'objectivité.

 (1) A noter que le président du tribunal qui avait jugé Eichmann, légalisa la torture. En septembre 1999 la même Cour a, sous les pressions réitérées du Comité des Nations Unies contre la torture, consenti à la condamner.

 

12/10/2012

Du sionisme 5 ème partie

 

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LE PLAN DALET

 En février 1948, trois mois avant la proclamation de l'Etat juif, les responsables de la Haganah lance le plan Dalet, comme la lettre D en hébreu. Prévu seulement après le départ des Britanniques, il est mis en œuvre par dès la première semaine d'avril.

 1/Contrôle total du territoire alloué par l'ONU

 2/Conquête de nombreuses autres portions de territoires considérées comme vitales,

 3/Protection des colonies juives implantées dans ce qui aurait dû constituer l'Etat arabe prévu par l'ONU et écrit Benny Morris,

 4/le nettoyage du territoire du futur Etat juif de toutes les forces hostiles ou potentiellement hostiles .

 Cette directive militaire prône des “ opérations contre les centres de population ennemie [...] ou bien en détruisant les villages (en y mettant le feu, en les dynamitant et en déposant des mines dans leurs débris) et spécialement dans le cas de centres de populations difficiles à maîtriser." Si la Haganah et le Palmach, doivent assurer les opérations stratégiques importantes, l’Irgoun et le groupe Stern sont chargés de faire régner la terreur parmi les habitants arabes dans le but inavoué de les faire fuir.

 Les responsables juifs ont réalisé ce dessein, l'expulsion, qui prendra plus tard le terme de transfert lorsque l'Etat d'Israël en sera critiqué.

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 Il existe deux théories qui s’affrontent au sujet de l’exode arabe. L’une prétend que cette fuite n’est pas le fruit d’opérations menées en fonction d’un plan d’épuration ethnique, mais dans le feu de l’action. L’autre démontre au contraire qu’il s’agit d’un projet concocté par les responsables sionistes bien avant l’auto-proclamation de leur Etat. Pour Ilan Pappé, (1) ", il ne fait aucun doute que les dirigeants du Yichouv ont bien mis en oeuvre un plan d'expulsion des Arabes hors des territoires. Selon le compte rendu d'un haut responsable de l'Armée juive, la fuite vers l'exil à la suite d'attaques sionistes ou par peur de nouvelles attaques a concerné 70 % des Palestiniens.

 Par contre, Benny Morris (2) conteste tout plan d'expulsions globales et systématiques : pour lui sur 369 localités arabes abandonnées, 40 seulement ont été délibérément vidées de leur population par l'armée israélienne. Par contre, il contredit et rejette avec force arguments la thèse officielle israélienne selon laquelle les Palestiniens seraient partis de leur plein gré. " mais sous la contrainte des forces sionistes, en raison des pillages et des atrocités destinées [...] à créer la panique." Ces atrocités dont il est question auront pour noms :

 -Deir Yassin, 9 avril 1948

 -Nassir-al-Din les 13 et 14 avril 1948, 15 avril 1948

 -Tantoura, 21 Mai 1948

 -Lod et Ramle le 11 juillet 48

 -Dawina , octobre 1948

 Les thuriféraires de la cause israélienne citent certes Deir Yassin comme une faute, mais en en faisant une exception. Benny Morris déjà cité, fait état de documents censurés se rapportant aux massacres et aux expulsions massives.

 De son côté, Pappé avait à l’Université d’Oxford soutenu une thèse sur l’ensemble des événements de cette époque. En préparant ses travaux il eut la preuve, après avoir eu accès dans les archives israéliennes et britanniques, que l’expulsion des indigènes avait été systématique et que la judaïsation rapide des anciens villages était stupéfiante. C’était le contraire de ce qu’il avait appris à l’Université hébraïque de Jérusalem.

 Il faut d'ailleurs savoir à ce propos que, bien avant la création de l'État d'Israël, il existait des "Commissions de transfert" des populations non juives, lesquelles, nous dit Greilsammer, (3) devaient agir " comme une sorte de lobby auprès du gouvernement et organiser elles-mêmes la destruction de villages abandonnés " et de faire en sorte que les Arabes qui avaient fui ne puissent pas revenir sur leurs domaines ". La volonté d'expulser les arabes est ancienne, pour David Remez, haut responsable de l'Histadrut" Nous devons avoir la force de confisquer des terres dans l'Etat juif pour le développement et la mise en œuvre du plan de colonisation qui est à la base de la structure tout entière ". Quant au directeur du "Fonds national juif", Yosef Weitz, il écrivait en 1941 : " La seule manière, c'est de les (indigènes) éradiquer, d'arracher leurs racines ". Plus tard dans son Journal : "Nous devons utiliser la terreur, l'assassinat, la confiscation des terres et la suppression de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe" (Rapport Koenig dans le journal israélien Al Hamishar du 7 septembre 1976).

 Ben Gourion affirmait “Après la formation d’une armée importante il faudra abolir cette partition et s’étendre à l’ensemble de la Palestine”. Il ajoutera en 1947, qu’après avoir accepté le plan de partage de l’Unscop il faudra envisager un découpage qui donnera une assurance absolue sur le contrôle qui restera dans les mains de la majorité juive. On ne peut pas être plus clair.

 La porte est ouverte à la création de l'Etat d'Israël, épisode que nous vous proposons dans une prochaine note.

 (1)The Making of the arab-Israeli Conflict 1947-1951

 (2)The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947-1949".

 (3) Professeur de sciences politiques à l'Université Bar-Ilan, directeur d'études à l'University College et militant pacifiste au sein de Shalom Arshav ( La Paix Maintenant ).

 

Du Sionisme 4 ème partie

 

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PROCLAMATION UNILATERALE DE L'ETAT D'ISRAEL

 Au moment même où la Grande-Bretagne remettait officiellement ses pouvoirs à l'ONU, (2) le 14 mai 1948 à minuit les sionistes proclamèrent leur indépendance dans le nouvel Etat d'Israël. A quatre heures du matin David Ben Gourion prononçait un discours radiodiffusé, tandis que retentissait la Hatikvah, l’hymne national. En voici quelques extraits significatifs .

 “ Le Pays d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est de là que se forma son caractère spirituel religieux et national, qu’il acquit son indépendance et créa une civilisation d’importance à la fois nationale, internationale et universelle, qu’il écrivit le Livre des Livres pour en faire cadeau au monde. En vertu du droit naturel et historique du peuple juif nous proclamons la fondation de l’Etat juif en terre sainte. Cet Etat portera le nom d’Israël. « Il respectera la complète égalité sociale et politique de tous les citoyens sans distinctions de religions de races ou de sectes. Il appliquera loyalement la Charte des Nations Unies. Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël [...] à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète.

 Extraits de la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël et certaines de ses justifications.« La reconnaissance [...] ne saurait être révoquée. C'est au surplus le droit évident du peuple juif d'être une nation comme toutes les autres dans son propre Etat souverain. En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant le peuple juif de Palestine et le mouvement sioniste mondial,[...] proclamons l'établissement de l'Etat juif de Palestine qui se nommera Israël." L'Etat d'Israël promouvra le développement du pays sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux, il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions. L'Etat d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes [internationaux] et prendra toutes mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties de la Palestine

 Israël est reconnu de facto par les Américains. Truman immédiatement (onze minutes de réflexion exactement) et par les Russes de jure. La reconnaissance française de jure également, n’est intervenue que très tard, en mai 1949.

 Les historiens et chercheurs seront bien en peine de vérifier sur le terrain la réalisation des promesses inscrites dans ces déclarations. Ils peuvent se demander si ces vœux étaient sincères où un message adressé à l’opinion internationale pour justifier une décision unilatérale donc illicite.

 Guerre du premier refus

 Du 15 mai au 11 juin, les forces arabes sont à l'offensive et les deux camps subissent de lourdes pertes, en particulier autour de Jérusalem, puis à bout de force acceptent la trêve d'un mois demandée par le médiateur de l'ONU. Celle-ci est mise à profit par les deux camps pour renforcer leur dispositif. Les Israéliens, qui six mois plus tôt ne disposaient que d'une force sous-équipée de 5 000 hommes, y parviennent avec plus d'efficacité, mobilisant largement la population civile et faisant entrer illégalement des armes en grand nombre dans le pays ce qui causera la défaite des forces arabes moins bien armées. Tandis que l'ONU propose d'autres plans de partage, les Israéliens lancent de juillet 1948 à mars 1949 une série d'opérations militaires entrecoupées de cessez-le-feu. Le premier prendra fin le 9 juillet 1948. Le combat reprend, pour les Arabes en effet, comment accepter cette situation ? Ils réagiront par le terrorisme, la même méthode que celle utilisée par les forces sionistes pour s’imposer face aux anglais. Le médiateur nommé par l’ONU, le Comte Bernadotte déploie ses efforts pour trouver une solution. Il estime que l’invasion arabe provient du rejet de la résolution du 29 novembre 1947. Faire cesser les hostilités passe donc par la satisfaction de certaines exigeances arabes essentielles et émet des propositions. Il sera assassiné ainsi que son adjoint plein Jérusalem le 17 septembre 1948 par des activistes juifs,

 Les combats engagés par la Ligue arabe débouchèrent sur des accords d'armistice négociés du 23 février au 20 juillet 1949: agrandissement d'un tiers de l'État juif tel que le plan de partage en avait défini les frontières, qui passe de 14.000 à près de 21.000 kilomètres carrés, environ 78 % de la Palestine, obtenant notamment toute la Galilée, un couloir vers Jérusalem et le Néguev jusqu'au port d'Eilat sur la mer Rouge.

 Devant le revirement de l'opinion américaine qui regrette maintenant le partage auquel elle était initialement favorable, Washington revient sur la résolution de partage et réclame une tutelle internationale. Ces accords d'armistice ne devaient rester que temporaires avant des négociations de traité de paix qui ne fut jamais signé.

 Le statut des réfugiés

 Le 11 décembre 48: Adoption par les Nations unies de la résolution 194 qui proclame le « droit au retour » (ou à une indemnisation) des réfugiés palestiniens. Puis confirmé par plusieurs résolutions comme la résolution 394 ou 513 . L'article 11 stipule “qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés [arabes de cette guerre] qui le désire, de rentrer dans leur foyer le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins.Elle indique également que “des indemnités (1) doivent être payées à titre de compensation à ceux qui décident de ne pas rentrer dans leur foyer” et que “ pour tout ce qui est perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables.”Nous devons empêcher à tout prix leur retour » déclare David Ben Gourion, le 16 juin 1948. L'ONU décide de créer une “Commission de Conciliation chargée de rechercher un accord entre les parties par voie de négociations et de présenter des propositions concernant un régime international pour Jérusalem et les Lieux saints.

 Cette commission le 26 avril 1949 n'aboutit à rien. Aucun dialogue ne pouvait s'instaurer entre les belligérants, les délégations arabes refusant de se réunir avec la délégation israélienne et exigeant comme préalable à toute négociation le retour en Israël de tous les réfugiés palestiniens. Israël, quant à lui propose d'accueillir, dans le cadre d'un accord de paix définitif, cent mille réfugiés et de contribuer avec d'autres pays à un fond de compensation.

 Bilan de cette guerre : Un Etat agrandi et enfin l’Etat “ethniquement pur”, il ne compte qu’environ 150.000 arabes palestiniens. Il faut constater toutefois que l’issue de ce conflit anéantit les prétendus droits historiques israéliens : le seul territoire resté hors de la conquête est celui d’Israël de l’Ancien Testament : La vieille ville de Jérusalem qui échappe, grâce aux Britanniques à une occupation sioniste. Elle restera arabe jusqu'à la guerre de 1967.

 (1) Dominique Vidal "Le péché originel d'Israël, p. 37)

 (2) La sortie du mandat aurait dû se faire selon les modalités du chapitre XII de la Charte de l’ONU et notamment de son article 79 : “Les termes du régime de tutelle, pour chacun des territoires à placer sous ce régime, de même que les modifications et amendements qui peuvent y être apportés, feront l'objet d'un accord entre les Etats directement intéressés, y compris la puissance mandataire dans le cas des territoires sous mandat d'un membre des Nations Unies et seront approuvés conformément aux articles 83 et 85." Ce qui entache la résolution elle-même et par-là, la légalité de la création de l'Etat juif et donc de son agrément".

 

10/10/2012

Du sionisme. 3ème partie.

 

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Votes et délibérations de l'ONU sur le partage de la Palestine

 Répondant positivement à la demande britannique, les Nations Unies créent une commission, (la dix-septième depuis 1917) à l'exclusion des 5 grandes puissances, est composée de l'Iran, Inde, Yougoslavie (qui souhaitent un État fédéral indépendant avec un État arabe et un État juif)- Canada, Pays-Bas, Pérou, Suède, Tchécoslovaquie, Uruguay et Guatemala (ces deux derniers pays déjà connus pour leur appui proclamé au sionisme) se prononcent pour un partage avec union économique). Elle devra remettre un rapport avant le 1er septembre 1947 qui devra se pencher sur le sort des réfugiés palestiniens.).

 Sur place elle découvre un pays en guerre et la lutte terroriste des extrémistes juifs contre l’autorité mandataire et l'Agence juive l’entoure de toutes ses “attentions”, elle va jusqu’à cacher des micros dans les salles de sessions. L’Unscop entendra toutes les tendances les communistes antisionistes notamment opposés à cette idée.  Ses membres perçoivent une différence de développement entre les réalisations sionistes et l’état déplorable de l’économie et le niveau de vie des Palestiniens, sans penser que cela pouvait provenir du fruit de la colonisation, omettant de signaler l’importance de l’aide financière américaine, qui suffit à expliquer la différence.

 Déroulement chronologique.

 a/Le 31 août 1947, la commission remet son rapport qui préconise la fin du mandat britannique et le partage de la Palestine. Pour les uns, un Etat juif et l’autre arabe avec une union économique entre les deux, les lieux saints sous tutelle internationale. Les autres préconisent un Etat fédéral indépendant avec deux entités, l’une arabe, l’autre juive.

 b/En septembre 1947 : l'ONU émet un premier vote pour décider. La motion, pour être validée, devait obtenir les 2/3 des voix ce qui ne fut pas le cas. C'est alors que les pressions les plus grandes s'exercèrent sur les représentants des Nations Unies de la part des USA, de son Congrès, de son administration, du Parti démocrate, du président Truman (inquiet pour sa réélection) et de l'ensemble des organes du mouvement sioniste international. Les représentants de la Grèce, des Philippines, du Libéria et Haïti, récalcitrants jusque-là, deviennent favorables au partage, les Philippines et Haïti se voient accordés des prêts pour leur développement, tandis que la compagnie de caoutchouc Firestone prévint le Liberia qu'elle annulerait ses projets d'extension dans le pays s'il ne renversait pas son vote en faveur du partage !

 c/Le 25 novembre 47 : l'ONU (où l'Afrique et une partie de l'Asie n'ont pas encore de voix) émet un second vote. En dépit de l'opposition farouche des Etats arabes et du Royaume-Uni convaincu que la création d'un Etat juif entraînerait une situation continue de violence et de guerre, le projet soviéto-américain de deux Etats séparés est soumis en commission. La Grande-Bretagne s’est abstenue sur le vote et décide de mettre fin à son mandat le 15 mai 1948, mais ne prendra pas part à l’application du plan, sans permettre aux Etats-Unis de prendre le relais pour assurer une transition pacifique. Mais il manque encore 1 voix, c'est alors que Truman jette de nouveau tout son prestige de Président et mobilise tous les moyens dont il dispose, diplomatiques et autres : l'administration américaine menace la France, qui s'est abstenue lors du vote, de lui couper les vivres, tandis que plusieurs chefs de délégations se voient offrir des " enveloppes " ou des cadeaux pour leur épouse. (1) Le ministre de la Défense James Forrestal dans ses Mémoires a confirmé que " les méthodes utilisées pour faire pression, et contraindre les autres nations au sein des Nations Unies, ont frôlé le scandale ".

 d/ Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait, par 33 voix contre 13, et 10 abstentions, la résolution 181, le plan de partage de la Palestine. Lequel prévoyait la création d'un Etat juif, d'un Etat arabe et d'une enclave internationale autour de la ville de Jérusalem avant le 1er octobre 1948, la ville de Jaffa devenant enclave arabe à l'intérieur de l'Etat juif et faisait de Jérusalem une enclave administrée par l'ONU. Cette résolution contenait une proposition de référendum d'autodétermination et d'une consultation des pays voisins de la Palestine.

Les clauses

 Définissant les futurs Etats de taille à peu près égale, le plan de partage favorise le futur Etat juif, qui devrait occuper 55% de la Palestine avec 500.000 juifs et 400.000 arabes. L’Etat arabe, 45 % des terres avec 700.000 arabes et quelques milliers de juifs et Jérusalem avec 200.000 personnes, pour une moitié arabe l’autre juive. Les Juifs se voient attribuer 80% des terres céréalières et 40% de l'industrie de Palestine. Le texte prévoyait en plus une période de transition de deux ans (jusqu’en septembre 1949) pour mettre en place l’union économique.

 Ben Gourion affirmait “Après la formation d’une armée importante il faudra abolir cette partition et s’étendre à l’ensemble de la Palestine”. Il ajoutera en 1947, qu’après avoir accepté le plan de partage, il faudra envisager un découpage qui donnera une assurance absolue sur le contrôle qui restera dans les mains de la majorité juive. On ne peut pas être plus clair.

 Déjà on peut imaginer que les Etat arabes et surtout les habitants de cette région refuseront ce déséquilibre qu'ils jugent indécent. S’estimant spoliée la Ligue arabe lui opposa un refus, donc la décision unilatérale de créer un Etat, est bien une auto-proclamation allant contre l’esprit du texte. Cet acte inédit constitue sans doute l’un des plus gigantesques hold-up et déni de justice de l’histoire contemporaine. Ainsi s'est décidé légalement, mais manifestement de façon moralement illégitime, le sort de la Palestine et des populations qui l'habitaient

 Pour conclure ce chapitre, les Nations Unies se laissèrent dominer par un puissant lobby et trahirent là l'un de leurs principes les plus sacrés, fondement même du droit international : l'autodétermination des peuples : " l'égalité du droit des peuples et leur droit à disposer d'eux-mêmes " (article 1.2 de la Charte).

 Interprétation des évènements sur les sites sionistes comme sur ce lien. http://ambisrael.fr/4695/plan-de-partage-29-novembre-1947

 "La population juive, fut satisfaite de la petite taille du territoire qui était attribué au nouvel Etat. La population arabe locale a également souffert en raison du refus d’accepter le plan de partage. Plusieurs ont cédé aux appels de leurs dirigeants à fuir, d’autres se sont fait prendre au combat. Néanmoins, le problème des réfugiés palestiniens est alors créé et artificiellement entretenu par les dirigeants arabes et palestiniens jusqu’à ce jour. 

 • la communauté internationale approuve la création de deux Etats pour deux peuples – juif et arabe. Cette position est toujours celle d’Israël en ce qui concerne les négociations de paix.[...] les Arabes du territoire du mandat britannique ont refusé d’accepter un Etat parce que cela signifiait un compromis nécessaire.

 • le refus de la population arabe du territoire sous mandat d’accepter la résolution 181, a démontré leur manque d’intérêt à établir son propre Etat, et a permis ainsi l’existence de l’Etat juif.

 Si cette vision des choses amputée de la vérité historique est enseignée aux enfants israéliens, le conflit s'éternisera, car conscients de leur bon droit.

 

 

 

09/10/2012

Du sionisme . 2ème partie.

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JUDEOCIDE.

 Avant le déclenchement de la répression nazie des juifs d’Europe centrale et les lois de Nuremberg, les juifs allemands eurent des négociations avec les autorités du Reich. Dès l'arrivée du Chancelier au pouvoir, son ministre de l’Economie signait avec l’Agence juive l’accord du 28 août 1933 qui favorisait le transfert des juifs allemands en Palestine. Mais les nazis exigeaient le paiement d’une rançon par individu ce qui rendit le départ massif des Juifs vers Israël matiérellement impossible.

 Le Führer avait décidé d’expulser les juifs, non pas à Madagascar comme il a été question un moment, mais vers l’Est. Ainsi en 1942 il déclara : “le juif doit quitter l’Europe. Le mieux est qu’ils aillent en Russie”, tandis que Goebbels proposait un transfert vers le Maroc. Pourtant, Hitler dès ses premières interventions politiques prônait une éradication de la “race juive”, mais dans son délire mystico-politique son premier objectif, sa mission principale, était la destruction du communisme, d'où l'attitude frileuse des alliés qui craignaient également son internationalisation.

 L'EXTERMINATION DES JUIFS EUROPEENS

 Au cours de la seconde guerre les nazis exécutèrent les directives décrites par A. Hitler dans son livre “Mein Kampf”, par exemple, le système concentrationnaire dans les territoires qu'ils rattachaient directement au III ème Reich : six camps de concentration furent dotés de chambres à gaz et seront entre-autres atrocités, l'instrument de la Shoah. Une folie monstrueuse qui élimina les trois quarts des juifs d'Europe, le chiffre de 4 millions est aujourd'hui avancé, les Tziganes, les opposants politiques, les Francs-maçons, les homos et les résistants. Les conditions de vie sont horribles, les épidémies de typhus firent des dizaines de milliers de victimes, exigeant des fours crématoires ce qui ouvre une page atroce de l’histoire du monde : celle qui narre la mort de centaines de milliers de personnes.

 L’instrumentalisation de la Shoah par certains purs et durs du sionisme pour qui la fin justifie les moyens, a déclenché le négationisme qui conteste par exemple l'existence des fours et le chiffre de 6 millions de juifs exterminés, chiffre injustement évoqué par les autorités juives et Israéliennes. De ce malheur les sionistes en tireront argument, bien compréhensible, pour convaincre les nations occidentales de la nécessité de créer un Etat qui devra accueillir les rescapés, une entreprise qui perdurera ra pendant le conflit.

 La rencontre de Biltmore

 Le 6 mai 1942 les délégués de l'Agence juive à l'hôtel Biltmore aux USA se réunissent avec comme objectif d’attirer vers la Terre Promise, les centaines de milliers de personnes déplacées juives ou survivantes des camps de la mort. Chargé par l'Agence juive du Comité sioniste d'urgence aux Etats-Unis, Goldmann son porte-parole, qui refusait jusqu'alors la fondation d'un Etat juif, est convaincu qu'une partition du territoire de la Palestine est inévitable. Par diplomatie on parlera d'un Commonwealth juif démocratique, (à savoir un Etat) dans tout l'Ouest de la Palestine.

 La situation des survivants était inacceptable, mais aucun pays ne voulait les héberger, les Anglais nous l'avons vu, n’en voulait pas, seul Churchill tempêtait contre les premières exterminations. Ben Gourion quant à lui, n’a qu’une idée, se servir de l’émotion créée par la révélation des atrocités commises en Allemagne dans les camps afin de faire accepter par l'ONU sa création d'un pays juif en terre musulmane . Pour cela il faut à tout prix accélérer l’immigration, créer de nouvelles implantations, de nouveaux kibboutz, c’est pourquoi fut créée l’Aliyah Gimel, proche du Mossad et du Palmach, qui doit prendre en main les Juifs rassemblés en Europe et les encadrer militairement pour qu’ils puissent résister aux Anglais aux côtés de la Hagannah dès leur arrivée en Palestine.

 

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L'EXODUS

 Les alliés ne prévoyaient aucune perspective pour les rescapés des camps, les “personnes déplacées”. Le 10 juillet 1947, un navire le “Président-Warfield” rebaptisé pour la circonstance “Exodus” chargé de vieillards, de femmes, d’enfants, de blessés, d’invalides et de combattants de tous les fronts, est affrété clandestinement dans le port de Sète par la Haganah en dépit du blocus. Ils sont 4.554 émigrants à monter à bord dont l’équipage est en majorité composé de juif américains. En haute mer vers la Palestine, les hommes du Palmach hisseront le drapeau bleu et blanc frappé de l’étoile de David, narguant la Royal Navy, qui lors d'un arraisonnement fera trois morts et des dizaines de blessés. Les autres passagers sont brutalement débarqués dans le port de Haïfa, puis transférés sur d’autre bateaux-cages. L’Angleterre perdra la face en renvoyant les réfugiés vers la France d’où ils étaient partis et Léon Blum refusa un débarquement honteux car forcé, obligeant la marine britannique à ramener les passagers jusqu’à Hambourg en zone anglaise

 Aucune des grandes puissances n’acceptera de recevoir cette misérable cargaison, soit par manque de « civilité », soit pour ne pas froisser le mandat anglais confié par l’ONU. La Haganah remporte ici un succès moral dans l’opinion mondiale, mais en prenant les passagers en otages, car l’opération était vouée à l’échec, ce qui était recherché stratégiquement par les responsables de cette aventure magnifiquement relayée par les médias et Hollywood. L’issue inéluctable de cette tragédie ne fait aucun doute chez les Arabes : ils sont prêts à accueillir des réfugiés, non des nouveaux colons.

 La décision de rapatriement par un coup de force vers le foyer sioniste en Palestine ne doit pas faire oublier que la plupart des rescapés des camps en général, autres que les volontaires pour l'Exodus, étaient plus favorables à leur émigration en Amérique plutôt qu’en Palestine.

 (1) la Shoah ne peut faire oublier, le génocide arménien et celui tout aussi ignoble des indiens d’Amérique. Shoah en hébreu : שואה, « catastrophe ». Le terme de génocide fut préféré à celui d’ethnocide, celui d'Holocauste est impropre car il y a une relation lexicologique avec les sacrifices religieux (d’animaux ou d’êtres humains). Le mot le plus juste en ce qui concerne les juifs serait celui de judéocide.

 

Du sionisme. Première partie

 

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  Alors que, l'opinion publique se lasse du conflit sans fin palestino-israélien, que les pourparlers de paix sont au point mort et que l'hypothétique Etat palestinien est plus qu'improbable, il serait peut-être temps, avant que la force prime sur le droit définitivement, de faire le point en citant des faits qui sont facilement vérifiables.

 Il ne s'agit pas d'écrire une thèse sur l'origine du sionisme ou du conflit et sa pérennisation qui en découle, mais sans en faire non plus un résumé, d'en dresser un schéma avec le plus d'objectivité possible, ce qui est périlleux. Nous n'insisterons pas sur les raisons géo-politiques-miltaro-industrielles actuelles et récentes de cette situation inextricable où se trouve le Proche-et Moyen-Orient. Il s'agirait d'une autre étude.

 Par contre, c'est sous l'angle théologique et politique qu'il faut aborder ce sujet et ce depuis l'origine du sionisme, car comme beaucoup de jeunes et moins jeunes le croient, cet affrontement ne date pas de 1967, ni même de la création de l'Etat juif d'Israël. Le sionisme c’est d’abord un mouvement religieux œuvrant à la création d'un Etat en Palestine, réunissant tous les Juifs de la Diaspora. Au XIXe siècle, la montée du nationalisme et la montée de l'antisémitisme les juifs européens, plus d'un million commencent à émigrer, notamment vers les pays anglo-saxons, mais rares sont ceux qui s’aventurent en Palestine.

 Dès la fin du XVII ème siècle, Moïse Mendelssohn prônait de s’adopter à la vie des autres citoyens, appel qui divisa les juifs. Par contre, en Angleterre la “Palestine Society” est fondée en 1805 et en 1865 la ” Palestine Exploration Fund” lesquelles qui auront comme mission l’étude de la Bible sur le sujet et la faisabilité du projet .

 C’est Moïse Hess qui le premier émet l’hypothèse d’un rassemblement nationaliste des juifs opprimés dans n’importe quel coin du globe, mais le mythe du retour à Sion prend racine. Theodor Herzl, auteur de “L’état des Juifs” (1896), fonda l'Organisation Sioniste Mondiale en 1897 pour résoudre la "Question Juive".( J.P Sartre). Au départ la solution choisie était “l’assimilation totale.” (Hess), mais Herzl déclara par la suite l : "Notre personnalité nationale est historiquement trop célèbre et sa valeur encore trop haute [...] pour que sa disparition soit souhaitable” [...] Mon programme est un programme colonial" affirmera-t-il plus tard. Herzl ira frapper jusqu’à la porte du Pape Pie X qui accepta de l’aider, mais à condition que les juifs se convertissent !

 Le premier congrès de Bâle de 1897 adopta un programme dans un seul but, la création d'un Etat . On peut noter l’article 2 : [...], "en accord avec les lois des pays respectifs.” Les sionistes de tout temps n’ont jamais tenu compte de cette précaution épistolaire et diplomatique, la référence étant le retour, l’indépendance d’une terre promise par Dieu. En 1901 se crée un Fonds national juif pour l’achat de terres aux propriétaires libanais et la première colonie s’est établi avec l’aide de la Banque Rothschild. Herzl s’enthousiasme “ A Bâle j’ai fondé l’Etat juif”. “ Un Etat dans cinq ans peut-être, dans une cinquantaine d’années sûrement, chacun verra “.

 Le gouvernement britannique est embarrassé par le nombre croissant de réfugiés juifs venant de Russie, notamment une concurrence faite aux travailleurs anglais au niveau des salaires, il fallait arrêter l’immigration ou la diriger vers d’autres directions. A partir de 1902, en accord avec un Baron Rothschild, omniprésent et infatigable, le gouvernement britannique propose alors d’orienter ces réfugiés vers un territoire qui pourrait être un centre de regroupement. L'idée est bonne car Londres craint le nationalisme égyptien, et est à l'affût de l'effondrement de l'Empire ottoman en convoitant le Proche-Orient pour protéger ses lignes de communications avec le reste de l'Empire.

 Alors que Herzl envisage des solutions de rechange Argentine ou à Chypre, en 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. Les sionistes se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste, mais l'année suivante, revient sur sa décision et sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre" demande que son Foyer national soit établi en Palestine. Ce qui amena à la rédaction de la lettre Balfour en 1917. A noter que Le Ministre du Foreing Office avait été en 1905 le promoteur d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration en Grande-Bretagne.

 A la fin de la première guerre et du conflit britannico-arabe,une conférence de la Paix se tiendra à Versailles en janvier 1919 où la SDN confiera à la France le protectorat du Liban et de la Syrie tandis que la Grande-Bretagne s’octroiera la Palestine. S'ensuivit une période trouble dès le début du mandat, après de premières émeutes arabes en 1921, une commission d’enquêtes a publié un premier “Livre blanc” préconisant une restriction de l’immigration juive.

 Pendant que les Arabes signent des pétitions, les sionistes construisent une Université et bâtissent une organisation administrative autonome chapeautées par l’Agence juive, organisation pré-étatique, des banques et un syndicat la Histadrut. Bien plus tard, en novembre 1935, les Arabes demandent au gouvernement britannique de préparer la création d'un gouvernement démocratique pour la sortie prévue du mandat, l'arrêt de l'immigration et l'interdiction de la vente de terres aux organisations sionistes : rejet de la proposition. Une autre commission déconseillait le partage, irréaliste à ses yeux sur le terrain économique comme stratégique.

 C'est alors que Londres publie le 17 mai 1939 le Livre Blanc, point de rupture entre le sionisme et l’Angleterre qui équivaut à la reconnaissance d’une Palestine unitaire binationale. Dans ce texte on peut lire : “La déclaration Balfour, ne pouvait en aucun cas signifier que la Palestine serait transformée en un état juif, contre la volonté du peuple arabe.”[...] “Il faut prévoir la formation d’un état palestinien dans lequel les Juifs et les Arabes partageront l’autorité dans le gouvernement, de telle manière que les intérêts essentiels de chacun soient sauvegardés”. Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre, et sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain. Ce flottement perdurera jusqu’en 1947, où l’Angleterre baissera les bras en remettant à l’ONU le problème toujours insoluble

 Nous sommes à la veille de la seconde guerre mondiale et l'extermination industrielle par les nazis de millions de personnes dont la majorité est juive va accélérer le dessein sioniste.

 Dans cette première partie, nous avons vu la gestation du sionisme, sa volonté et ses efforts pour parvenir à créer un Etat, à la fois pour des raisons de sécurité devant l'ostracisme dont les juifs font l'objet depuis toujours en Europe, puis religieuse. Le but immédiat est de lutter contre l'administration britannique et son Livre Blanc et contre l'hostilité grandissante des pays arabes et des Palestiniens eux-mêmes. Dans un second temps nous verrons que cet espoir se concrétisera par tous les moyens, y compris les moins avouables.

 

06/10/2012

ISRAL TERRE PROMISE

 

1452253246.jpeg La déclaration de la création  tant attendue de l'Etat d'Israël'

"En ce temps là la Palestine est occupée par les Romains qui devant la révolte de ses Juifs, les massacrent et exilent les survivants qui s'installent dans le monde jusque dans les Balkans. Titus fut un Hitler avant l'heure.

 Dans les pays où ils se sont inserrés, la haine viscérale qui les entoure, les oblige à vivre regroupés et préserver ainsi une identité propre décidée par Jéhovah via Moïse. Ils seront pendant toute l'Histoire qui suivit persécutés, victimes de pogroms, d'ostracismes, accusés des pires horreurs, ils seront même condamnés à n'exercer que certains métiers considérés comme sots, alors que leur religion était claire, non prosélyte et en harmonie avec les confessions dominantes.

 Mais ces exilés n'avaient qu'une idée en tête :revenir sur la terre promise par Dieu. Tous les ans durant la Pâque , les mots « L’an prochain à Jérusalem » viennent clôturer les cérémonies. La prière quotidienne traditionnelle appelle au retour des exilés.

Dès l'ère des "Lumières" et l'évolution de la société industrielle, une élite juive askénase, devant l'errance des juifs d'Europe chassés de toute part et réfugiés en grande partie en Angleterre, décida qu'il était temps de réaliser le voeux du retour vers Israël. Le plus célèbre de ces penseurs T.Herzl en traças les grandes lignes. Il réussit à convaincre les Britanniques de l'aider dans son dessein. La Grande-Bretagne qui pour des raisons stratégiques depuis la fin de la première guerre pour conserver l'accès aux comptoirs de l'Inde, obtint le mandat de la Palestine, malgré les réticences des antisémites au pouvoir dans les pays occidentaux, notamment anglo-saxon, les juifs européens eurent selon la déclaration Balfour en 1917 le droit d'occuper la Palestine cette région occupée par les Arabes ou Turcs aux mains de l'Islam où leurs coreligionnaires sont asservis de riches propriétaire libanais et d'y constituer un Etat. Ce fut la période ébouissante des Kibbouts imités des kolkhozes soviétiques qui virent pousser du blé là où les bedouins faisaient pisser leurs chameaux. Une terre sans peuple donc prenant exemple sur les colons français en Algérie, construisant des Hopitaux, des écoles, des administration civilisant ainsi les quelques rares paysans arabes.

 Mais les antisémites redoublèrent de malveillances empéchant l'arrivée de nombreux immigrants. Les forces juives durent dés lors lutter à la fois contre l'occcupant ,les Britanniques et les ennemis arabes qui n'acceptent pas le retour légitime des juifs vers la terre sacrée, qu'ils occupent depuis des centaines d'années. Durant la seconde guerre mondiale qui a suivit, les Juifs européens furent massacrés par les nazis qui ont fait 6 milions de morts exclusivement israélites. L'Etat d'Israël en construction se devait d'acueillir les rescapés et pour cela les dirigeants décidèrent d'accepter un plan de partage proposé par l'ONU, malgré l'amputation de la surface d'Erz Israël. IL faudra attende 1967 pour que continue ce but en attendant de la faire aujourd'hui

 Ben Gourion ce sage sioniste déclara la naissance de l'Etat juif insistant ainsi sur le fondamental attachement à la parole de Dieu, d'Israël après avooir civilemet prié les occupants palestiniens de rejoinde les autres arabes tout en assainissant les environs, brûlant les misérables bicoques insalubres. Le lendmain de cette déclaration adoptée dans l'enthousiasme par l'ONU, les pays arabes voisins attaquèrent le nouvau pays traitreusement aidés en cela par des Palestiniens non reconnaissant des bienfaits qu'ils avaient reçu"

 

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04/04/2012

ET CELA CONTINUE...

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120404.OBS5426/cis...

02/04/2012

ISRAEL FACE A BARGHOUTI

 

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 Alors que la situation au Proche-Orient est toujours dans l'impasse, l’actualité internationale est muette. Les tentatives de rapprochement n'existent plus, la diplomatie semble tourner en rond.

 Seul, depuis sa cellule dans une prison israélienne, Marwan Barghouti l’une des figures les plus respectées de la politique palestinienne est un personnage de premier plan dans le mouvement du Fatah a appelé lundi à une nouvelle vague de résistance civile pour l’indépendance. Il a également invité à couper tous les liens avec Israël.

 « Le lancement d’une large résistance populaire aujourd’hui sert la cause de notre peuple »[...], « Arrêtez de vendre l’illusion qu’il existe une possibilité de mettre fin à l’occupation et de construire un Etat à travers des négociations après que cette vision ait lamentablement échoué » a-t-il déclaré dans un communiqué marquant la dixième année de son emprisonnement par Israël. Cet appel est lancé au moment ou le marasme économique est ravageur dans les territoires occupés et où le peuple gronde à nouveau..

 Les autorités palestiniennes de Cisjordanie tout en soutenant les manifestations, ont cherché une reconnaissance auprès de la communauté internationale et tout fait pour éviter une confrontation politique avec Israël. Malgré la victoire symbolique des Palestiniens en persuadant le Conseil des droits de l’Homme de l'ONU à enquêter sur la politique de colonisation d’Israël, Barghouti estime qu'il est nécessaire d'aller plus loin. Redoubler d'efforts pour parvenir à la reconnaissance d’un Etat palestinien au Conseil de sécurité, malgré le veto des USA, même dans de piètres conditions par exemple en saisissant l'Assemblée générale de l'ONU.

 A plusieurs reprises il a été question de sa libération.

 En août 2009, il était question de sa libération alors qu'il est en prison à perpétuité en Israël après avoir été jugé coupable de multiples assassinats en tant que chef des Brigades des martyrs d'Al Aksa. Héros du Fatah lors de la seconde Intifada il semble être le plus sérieux candidat à la succession d'Abbas

 .Israël se trouvait et se trouve encore devant un dilemme, libérer un terroriste pour pouvoir négocier une paix si fragile soit-elle et admettre ainsi du peu de sérieux de sa justice militaire. Il suffit d'entendre un ministre à l'époque le qualifier de « modéré » et dire : « Il nous faut évaluer la possibilité de le libérer pour favoriser l'émergence d'une direction politique palestinienne forte et modérée.", épaulé par Binyamin Ben Eliezer qui déclarait de son côté «Il faut le libérer immédiatement et s’asseoir avec lui, personne d'autre que lui n'est capable de prendre des décisions difficiles». Mais avec la composition du gouvernement israélien actuel, sa libération est impossible.«Nous ne devons pas vérifier l'état d'avancement des négociations avec les Palestiniens en libérant un tueur, cela ne nous amènera pas à la paix», affirmait un ministre

 Je considère cet homme comme  un leader que n’a pas oublié le peuple palestinien, un sérieux obstacle au Hamas et un interlocuteur redoutable du gouvernement israélien. C’est le seul homme capable d’être un véritable interlocuteur face à Israël. Très populaire dans l’opinion palestinienne en Cisjordanie et à Gaza Sa crédibilité auprès des Palestiniens est née de son action dans l’Intifada, mais aussi à sa réputation d'intégrité. Il a tenté aussi tenté de sa prison, une médiation entre le Fatah nationaliste et laïque et le Hamas islamiste. Une rapide bio :

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Il entre au Fatah à l'âge de quinze ans, arrêté et condamné par Israël en 1976 à 18 ans pour avoir participé à une révolte. Il apprend l’Hébreu pendant sa détention et libre, il s’inscrit à l’Université de Beir Zeit où il représente les étudiants au conseil. Maîtrise en histoire et en sciences politiques puis un diplôme de troisième cycle en relations internationales. C’est l’un des principaux chefs de la bande de Gaza pendant lors de la première l’Intifada. Arrêté une nouvelle fois par l’armée israélienne, il est expulsé vers la Jordanie. Il ne rentre chez lui qu’après les accords d’Oslo en 1994 et sera élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, où il prône la nécessité d’un accord de paix avec l’occupant. Combattant, excellent orateur politique, il monte dans les rangs du Fath et en devient secrétaire général pour la Cisjordanie.

 Dès la seconde intifada, indispensable par sa capacité d'organisation il devient chef du Tanzim-Fatah, la branche armée du Fatah, qui via un sous-groupe , les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, a exécuté des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes. Combattant, il nie toutes implications dans ces actes terroristes et les attentats contre lui se multiplie, notamment en 2001, où est déjoué une tentative d'assassinat préparé par l'armée d’occupation.

 Il est arrêté en avril 2002 et inculpé par un tribunal civil pour meurtres et tentatives de meurtres dans une entreprise terroriste sous son commandement et sera jugé en mai 2004 pour cinq meurtres par l'intermédiaire d'un groupe armé (dissident. Note de Teddy) Il sera acquitté de 21 chefs d'accusation de meurtre au cours de 33 attentats. Le 6 juin, Marwan Barghouti est condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour les cinq meurtres et 40 ans d'emprisonnement pour tentative de meurtre.

 Au cours du procès il utilisa le prétoire comme tribune politique au cours de laquelle il a dénoncé le caractère illégitime de la cour et a refusé de se défendre juridiquement, tout en affirmant qu’il n’approuvait pas les attaques contre les civils israéliens.

 Il déclarera dans la Tribune dans le Washington Post en 2002 : «Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre oppressé défend : le droit de m'aider en l'absence de toute aide venant d'ailleurs ».

 

22/03/2012

L'HORREUR DE TOULOUSE ET L'AMALGAME.

 

 

 

 

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«Quand nous pensons à ce qui s'est passé aujourd'hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s'est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie», a dit Catherine Ashton (*)«C'est à (ces jeunes) que je veux rendre hommage», avait-elle ajouté à l'issue d'une conférence sur l'avenir de la jeunesse palestinienne, évoquant aussi «les enfants belges qui ont perdu la vie dans une terrible tragédie lors d'un accident d'autocar en Suisse la semaine dernière »

 Réactions israéliennes

 En Israël, la classe politique aussitôt monte au créneau : «Ce qui me révolte particulièrement est la comparaison entre un massacre prémédité d'enfants et les actions chirurgicales défensives – c'est moi qui souligne- de l'armée israélienne visant des terroristes qui utilisent des enfants comme boucliers humains», a déclaré Netanyahu.

 Elie Yishaï estime que«les déclarations de Mme Ashton portent un nouveau coup à la capacité l'UE à être un intermédiaire honnête entre nous et les Palestiniens».

 A lire ces réactions on peut ressentir un certain malaise (on le serait à moins) en ayant en mémoire le nombre d'enfants tués par l'armée israélienne à Gaza en 2008 comme la petite Aicha Nizar Rayyan fille 3 ans, la veille de Noël et considérés comme des dommages collatéraux. A noter que les victimes de cet établissement confessionnel étaient de nationalité franco-israélienne ce qui motive les réactions des dirigeants de Tel Aviv

 Par contre la réaction dignes et sans ambiguités des autorités palestiniennes dénonçant l'horreur de ce crime qui dessert la cause palestinienne et fait le jeu de son adversaire ne paraît pas dans les grands médias.

 Amalgame

 Les dirigeants du culte musulmans en France redoutent que surgisse de la droite de l'échiquier politique une relance xénophobe très ciblée.

 Aujourd'hui, c'est un appel général pour ne pas se livrer à l'amalgame avec la situation en Palestinienne. Ce qui de toute façon sera fait par les uns ou par les autres, mais qui devra insister sur l'acte inhumain de ce type qui abat froidement une fillette d'un balle dans la tête. L'autre amalgame correcte cette fois-ci concerne la mort de toutes les victimes de ces guerres et la souffrance de tous les parents, provoquée par un terrorisme d'Etat comme en Syrie également.

 Les champions de l'amalgame, ceux qui confondent sciemment ou non l'antisémitisme et l'anti-sionisme, viennent de s'exprimer en Israël et ici en France, mais, le simple rappel d'israélites qui protestent contre l'occupation illégale des territoires palestiniens les ridiculise.Mais ceci est un autre sujet.

 Appel à la paix inter-religieuse

 D'autre part comment appeler à la réconciliation des croyants, qui non seulement se supportent à peine dans notre République, mais se combattent partout dans le monde entier et tant par exemple, qu'il sera interdit à leurs fidèles respectifs s'unir.. Enfin la constitution de communautés religieuses à une conséquence néfaste pour l’homogénéité de la population française, elles conduisent à des non-sens, comme par exemple nommer un concitoyen de Français juif ou de Français musulman. Sans parler des communautarismes qui en découlent sachant ou cela peut nous amener.

 L'instrumentalisation

 De part et d'autre de l'horizon politique,on s'invective à ce sujet. La trêve apparente qui ne fut que la poudre aux yeux ne dura pas. La présence sur place aux obsèques d'un militaire abattu de la plupart des candidats, nonobstant la place du chef de l'Etat dont c'est le devoir, me paraît à la limite de l'indécence.

 De plus nous allons voir ressortir la question de la peine de mort, Maine Le Pen vient de la remettre sur le tapis. Déjà les uns reproches aux autres leur faiblesse devant la terrorisme. Lesquels parleront du laxisme face aux crimes des uns. Aujourd'hui aprés la mort du fou furieux c'est l'UMP qui dégaine

 L'antisémitisme

 Avant même que l'on connaisse les motivations du tueur, on brandit partout le terme d'antisémitisme et de voir tous les drapeaux pro-sionistes brandit dans les manifestations de soutien. Et lorsque peu à peu on connaît ses desseins incohérents : Présence de l'Armée française en Afghanistan, défense de la cause palestinienne (alors que la population française est plutôt acquise à la cause palestinienne) et l'interdiction du voile intégral, ce qui n'a rien d'antisémite dans cette logique folle, on continue de le faire et de souligner une recrudescence des actes antisémites spécialement en France, alors que les rapports officiels annoncent au contraire, une diminution sensible.

 Enfin, il faut pointer du doigt l'origine infernale de tous les affrontements internationaux que sont les religions, lesquelles, qui contrairement au sens étymologique du terme, sont porteuses de guerres, de pleur et de larmes. Faut-il continuer à modeler la conscience malléable des enfants selon sa culture et sa confession d'où naissent les extrémismes de tous poils ? J'en doute, mais ce n'est une réflexion d'athéiste convaincu qui ne compte guère.

 * Première vice-présidente de la Commission européenne.

 

09/03/2012

FRANCOIS HOLLANDE ET LE CONFLIT PALESTINO-ISRAELIEN

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En matière de politique étrangère le candidat François Hollande est plutôt discret pour l'instant, tandis que son adversaire de par sa fonction ne l'est pas En ce qui concerne le conflit palestino-israélien ce dernier se propose de se déplacer en Palestine pour œuvrer à la constitution d'un Etat palestinien et ceci avec force rodomontades sans préciser dans qu'elle frontière pourrait s'entendre les deux parties. "S'il y a un peuple au monde qui doit pouvoir comprendre l'aspiration des Palestiniens à avoir un Etat, c'est le peuple israélien. Le peuple juif a attendu tellement longtemps [...] tellement longtemps!, qu'il peut comprendre l'aspiration des Palestiniens qui est exactement la même. Ça fait des siècles qu'ils vivent à côté les uns des autres". Notre cher président travesti un peu l'Histoire, en effet la population israélienne est formée principalement d'immigrés d'Europe, des Etats-Unis et de leurs enfants, les Juifs de Palestine étant minoritaires. Quant au sionisme politique il n'existe que depuis Herzl.

 Ce qui ne l'empêche pas de se rendre au dîner quasi obligatoire et annuel du CRIF (1) (qui se conduit comme si c'était son rôle d'être le lobby d'Israël dans un conflit qui ne concerne pas les juifs de France) à une réception à laquelle était invité François Hollande, ce qui me permet de revenir sur mon sujet.

 Ce dernier à un tout autre langage. « Je ne laisserai rien passer », aurait-il affirmé en février à propos des actes antisémites et antisionistes. Le voilà lui aussi faire la confusion entre les mots ? Sur le conflit Historique il aurait « souligné que si Israël est l’objet de tant de critiques, c’est qu’il constitue une grande démocratie ». Voulait-il qu'une démocratie est critiquable ou bien que cet Etat artificiel est critiquée parce qu'il est démocratique ? Voilà des phrases certainement destinées à flatter un électorat communautaire, mais qui posent questions. J'ajouterais qu'une nation se réclamant d'un dieu ne peut-être théocratiques et démocratiques à la fois, c'est une antinomie. Et je cite un petit exemple de démocratie ; la carte d'identité en Israël indique si vous êtes juifs ou non.

 Il ajoutera pus tard que c'est au P.S que l'on trouve le plus d'amis d'Israël et du peuple juif, une précision inutile. Manuel Valls ? Certainement qui « se sent lié de manière éternelle à Israël » Et Pierre Moscovici, ex strauss-kahnien, qui en 2003 lors d’un débat organisé par le cercle Léon Blum qui a dit : « Si j’ai adhéré au Parti socialiste, en tant que Juif, Français et socialiste, c’est aussi en pensant à Léon Blum. Il faut réfléchir et essayer de savoir pourquoi il se serait battu aujourd’hui. Or, cet homme s’est battu pour la République, pour la gauche et le socialisme, ainsi que, sur la fin de sa vie, pour le sionisme, porteur à son sens d’une paix pour le Proche Orient ». Léon Blum sioniste malgré les horreurs commises depuis son retrait de la vie politique jusqu'à sa mort en 1950 ?

 La position de F.Hollande est néanmoins à prendre avec des pincettes, rapportée par le CRIF en effet qui n'en serait pas à sa première incartade avec la vérité, notamment en 2005 où il avait porté des propos à Hollande qu'il n'avait pas tenu. François Hollande avait finalement démenti ces déclarations et pas rancunier on le sait il se rendra l'année suivante au « petit-déjeuner » organisé par le Conseil. Lequel est très pointilleux, il proteste contre une supposée éviction, par le PS au profit des Ecolos, de quatre postulants censés être juifs, pour les prochaines élections législatives. Etonnante réaction qui prête au PS des sentiments antisémites, ce qui n'est pas le cas comme nous l'avons vu plus haut. Plus tard le même conseil a fustigé Jean Glavany, coupable d’avoir utilisé le mot « insultant et mensonger » d’« apartheid » pour qualifier le régime israélien dans sa politique de l’eau au Proche-Orient Or le monde entier sait maintenant que le mot s'applique à toute la politique israélienne.

 Auparavant on notera que le favori selon les sondages à la fonction de Président de la République était debout avec d'autres, Dominique Strauss-Kahn et Michel Sapin, mais aussi de Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche et Benyamin Netanyahou, pour soutenir e gouvernement d’Ariel Sharon, vivement critiqué à l’époque dans les instances internationales et que certains juristes considèrent comme un « criminel de guerre » notamment en raison de son rôle ultra-passif si j'ose dire, dans le massacre de Sabra et Chatila. Ayant reçu quelques quolibets au début de ce rassemblement, l’ex-premier secrétaire du PS aurait selon le site Guysen Israël News.« indiqué l'attachement des socialistes à l'Etat d'Israël depuis 1948, et reconnu la tardive prise de conscience de la vague d'antisémitisme par le gouvernement de Lionel Jospin ».

 Pourtant son programme, ou du moins celui du parti socialiste est net : « Nous romprons avec l’indulgence excessive du gouvernement français envers le pouvoir israélien à qui nous dirons qu’il devra quitter rapidement les territoires colonisés. » Depuis, candidat, il affirme qu'une fois élu il prendrait des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Avec çà on ne va pas plus loin non plus qu'avec les promesses de son principal concurrent.

 (1) « Le CRIF, qui connaît l'attachement de François Hollande au respect des individus dans leur diversité, espère qu'il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d'amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique vis-à-vis de l'Etat d'Israël qu'il a toujours manifestés jusqu'à maintenant ». Rappelons que l'un des représentants de cet organisme auto-proclamé, Meyer Habib, est conseiller personnel de Netanyahu. Donc d'un état étranger.