04.04.2012

ET CELA CONTINUE...

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120404.OBS5426/cis...

02.04.2012

ISRAEL FACE A BARGHOUTI

 

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 Alors que la situation au Proche-Orient est toujours dans l'impasse, l’actualité internationale est muette. Les tentatives de rapprochement n'existent plus, la diplomatie semble tourner en rond.

 Seul, depuis sa cellule dans une prison israélienne, Marwan Barghouti l’une des figures les plus respectées de la politique palestinienne est un personnage de premier plan dans le mouvement du Fatah a appelé lundi à une nouvelle vague de résistance civile pour l’indépendance. Il a également invité à couper tous les liens avec Israël.

 « Le lancement d’une large résistance populaire aujourd’hui sert la cause de notre peuple »[...], « Arrêtez de vendre l’illusion qu’il existe une possibilité de mettre fin à l’occupation et de construire un Etat à travers des négociations après que cette vision ait lamentablement échoué » a-t-il déclaré dans un communiqué marquant la dixième année de son emprisonnement par Israël. Cet appel est lancé au moment ou le marasme économique est ravageur dans les territoires occupés et où le peuple gronde à nouveau..

 Les autorités palestiniennes de Cisjordanie tout en soutenant les manifestations, ont cherché une reconnaissance auprès de la communauté internationale et tout fait pour éviter une confrontation politique avec Israël. Malgré la victoire symbolique des Palestiniens en persuadant le Conseil des droits de l’Homme de l'ONU à enquêter sur la politique de colonisation d’Israël, Barghouti estime qu'il est nécessaire d'aller plus loin. Redoubler d'efforts pour parvenir à la reconnaissance d’un Etat palestinien au Conseil de sécurité, malgré le veto des USA, même dans de piètres conditions par exemple en saisissant l'Assemblée générale de l'ONU.

 A plusieurs reprises il a été question de sa libération.

 En août 2009, il était question de sa libération alors qu'il est en prison à perpétuité en Israël après avoir été jugé coupable de multiples assassinats en tant que chef des Brigades des martyrs d'Al Aksa. Héros du Fatah lors de la seconde Intifada il semble être le plus sérieux candidat à la succession d'Abbas

 .Israël se trouvait et se trouve encore devant un dilemme, libérer un terroriste pour pouvoir négocier une paix si fragile soit-elle et admettre ainsi du peu de sérieux de sa justice militaire. Il suffit d'entendre un ministre à l'époque le qualifier de « modéré » et dire : « Il nous faut évaluer la possibilité de le libérer pour favoriser l'émergence d'une direction politique palestinienne forte et modérée.", épaulé par Binyamin Ben Eliezer qui déclarait de son côté «Il faut le libérer immédiatement et s’asseoir avec lui, personne d'autre que lui n'est capable de prendre des décisions difficiles». Mais avec la composition du gouvernement israélien actuel, sa libération est impossible.«Nous ne devons pas vérifier l'état d'avancement des négociations avec les Palestiniens en libérant un tueur, cela ne nous amènera pas à la paix», affirmait un ministre

 Je considère cet homme comme  un leader que n’a pas oublié le peuple palestinien, un sérieux obstacle au Hamas et un interlocuteur redoutable du gouvernement israélien. C’est le seul homme capable d’être un véritable interlocuteur face à Israël. Très populaire dans l’opinion palestinienne en Cisjordanie et à Gaza Sa crédibilité auprès des Palestiniens est née de son action dans l’Intifada, mais aussi à sa réputation d'intégrité. Il a tenté aussi tenté de sa prison, une médiation entre le Fatah nationaliste et laïque et le Hamas islamiste. Une rapide bio :

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Il entre au Fatah à l'âge de quinze ans, arrêté et condamné par Israël en 1976 à 18 ans pour avoir participé à une révolte. Il apprend l’Hébreu pendant sa détention et libre, il s’inscrit à l’Université de Beir Zeit où il représente les étudiants au conseil. Maîtrise en histoire et en sciences politiques puis un diplôme de troisième cycle en relations internationales. C’est l’un des principaux chefs de la bande de Gaza pendant lors de la première l’Intifada. Arrêté une nouvelle fois par l’armée israélienne, il est expulsé vers la Jordanie. Il ne rentre chez lui qu’après les accords d’Oslo en 1994 et sera élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, où il prône la nécessité d’un accord de paix avec l’occupant. Combattant, excellent orateur politique, il monte dans les rangs du Fath et en devient secrétaire général pour la Cisjordanie.

 Dès la seconde intifada, indispensable par sa capacité d'organisation il devient chef du Tanzim-Fatah, la branche armée du Fatah, qui via un sous-groupe , les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, a exécuté des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes. Combattant, il nie toutes implications dans ces actes terroristes et les attentats contre lui se multiplie, notamment en 2001, où est déjoué une tentative d'assassinat préparé par l'armée d’occupation.

 Il est arrêté en avril 2002 et inculpé par un tribunal civil pour meurtres et tentatives de meurtres dans une entreprise terroriste sous son commandement et sera jugé en mai 2004 pour cinq meurtres par l'intermédiaire d'un groupe armé (dissident. Note de Teddy) Il sera acquitté de 21 chefs d'accusation de meurtre au cours de 33 attentats. Le 6 juin, Marwan Barghouti est condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour les cinq meurtres et 40 ans d'emprisonnement pour tentative de meurtre.

 Au cours du procès il utilisa le prétoire comme tribune politique au cours de laquelle il a dénoncé le caractère illégitime de la cour et a refusé de se défendre juridiquement, tout en affirmant qu’il n’approuvait pas les attaques contre les civils israéliens.

 Il déclarera dans la Tribune dans le Washington Post en 2002 : «Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre oppressé défend : le droit de m'aider en l'absence de toute aide venant d'ailleurs ».

 

22.03.2012

L'HORREUR DE TOULOUSE ET L'AMALGAME.

 

 

 

 

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«Quand nous pensons à ce qui s'est passé aujourd'hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s'est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie», a dit Catherine Ashton (*)«C'est à (ces jeunes) que je veux rendre hommage», avait-elle ajouté à l'issue d'une conférence sur l'avenir de la jeunesse palestinienne, évoquant aussi «les enfants belges qui ont perdu la vie dans une terrible tragédie lors d'un accident d'autocar en Suisse la semaine dernière »

 Réactions israéliennes

 En Israël, la classe politique aussitôt monte au créneau : «Ce qui me révolte particulièrement est la comparaison entre un massacre prémédité d'enfants et les actions chirurgicales défensives – c'est moi qui souligne- de l'armée israélienne visant des terroristes qui utilisent des enfants comme boucliers humains», a déclaré Netanyahu.

 Elie Yishaï estime que«les déclarations de Mme Ashton portent un nouveau coup à la capacité l'UE à être un intermédiaire honnête entre nous et les Palestiniens».

 A lire ces réactions on peut ressentir un certain malaise (on le serait à moins) en ayant en mémoire le nombre d'enfants tués par l'armée israélienne à Gaza en 2008 comme la petite Aicha Nizar Rayyan fille 3 ans, la veille de Noël et considérés comme des dommages collatéraux. A noter que les victimes de cet établissement confessionnel étaient de nationalité franco-israélienne ce qui motive les réactions des dirigeants de Tel Aviv

 Par contre la réaction dignes et sans ambiguités des autorités palestiniennes dénonçant l'horreur de ce crime qui dessert la cause palestinienne et fait le jeu de son adversaire ne paraît pas dans les grands médias.

 Amalgame

 Les dirigeants du culte musulmans en France redoutent que surgisse de la droite de l'échiquier politique une relance xénophobe très ciblée.

 Aujourd'hui, c'est un appel général pour ne pas se livrer à l'amalgame avec la situation en Palestinienne. Ce qui de toute façon sera fait par les uns ou par les autres, mais qui devra insister sur l'acte inhumain de ce type qui abat froidement une fillette d'un balle dans la tête. L'autre amalgame correcte cette fois-ci concerne la mort de toutes les victimes de ces guerres et la souffrance de tous les parents, provoquée par un terrorisme d'Etat comme en Syrie également.

 Les champions de l'amalgame, ceux qui confondent sciemment ou non l'antisémitisme et l'anti-sionisme, viennent de s'exprimer en Israël et ici en France, mais, le simple rappel d'israélites qui protestent contre l'occupation illégale des territoires palestiniens les ridiculise.Mais ceci est un autre sujet.

 Appel à la paix inter-religieuse

 D'autre part comment appeler à la réconciliation des croyants, qui non seulement se supportent à peine dans notre République, mais se combattent partout dans le monde entier et tant par exemple, qu'il sera interdit à leurs fidèles respectifs s'unir.. Enfin la constitution de communautés religieuses à une conséquence néfaste pour l’homogénéité de la population française, elles conduisent à des non-sens, comme par exemple nommer un concitoyen de Français juif ou de Français musulman. Sans parler des communautarismes qui en découlent sachant ou cela peut nous amener.

 L'instrumentalisation

 De part et d'autre de l'horizon politique,on s'invective à ce sujet. La trêve apparente qui ne fut que la poudre aux yeux ne dura pas. La présence sur place aux obsèques d'un militaire abattu de la plupart des candidats, nonobstant la place du chef de l'Etat dont c'est le devoir, me paraît à la limite de l'indécence.

 De plus nous allons voir ressortir la question de la peine de mort, Maine Le Pen vient de la remettre sur le tapis. Déjà les uns reproches aux autres leur faiblesse devant la terrorisme. Lesquels parleront du laxisme face aux crimes des uns. Aujourd'hui aprés la mort du fou furieux c'est l'UMP qui dégaine

 L'antisémitisme

 Avant même que l'on connaisse les motivations du tueur, on brandit partout le terme d'antisémitisme et de voir tous les drapeaux pro-sionistes brandit dans les manifestations de soutien. Et lorsque peu à peu on connaît ses desseins incohérents : Présence de l'Armée française en Afghanistan, défense de la cause palestinienne (alors que la population française est plutôt acquise à la cause palestinienne) et l'interdiction du voile intégral, ce qui n'a rien d'antisémite dans cette logique folle, on continue de le faire et de souligner une recrudescence des actes antisémites spécialement en France, alors que les rapports officiels annoncent au contraire, une diminution sensible.

 Enfin, il faut pointer du doigt l'origine infernale de tous les affrontements internationaux que sont les religions, lesquelles, qui contrairement au sens étymologique du terme, sont porteuses de guerres, de pleur et de larmes. Faut-il continuer à modeler la conscience malléable des enfants selon sa culture et sa confession d'où naissent les extrémismes de tous poils ? J'en doute, mais ce n'est une réflexion d'athéiste convaincu qui ne compte guère.

 * Première vice-présidente de la Commission européenne.

 

09.03.2012

FRANCOIS HOLLANDE ET LE CONFLIT PALESTINO-ISRAELIEN

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En matière de politique étrangère le candidat François Hollande est plutôt discret pour l'instant, tandis que son adversaire de par sa fonction ne l'est pas En ce qui concerne le conflit palestino-israélien ce dernier se propose de se déplacer en Palestine pour œuvrer à la constitution d'un Etat palestinien et ceci avec force rodomontades sans préciser dans qu'elle frontière pourrait s'entendre les deux parties. "S'il y a un peuple au monde qui doit pouvoir comprendre l'aspiration des Palestiniens à avoir un Etat, c'est le peuple israélien. Le peuple juif a attendu tellement longtemps [...] tellement longtemps!, qu'il peut comprendre l'aspiration des Palestiniens qui est exactement la même. Ça fait des siècles qu'ils vivent à côté les uns des autres". Notre cher président travesti un peu l'Histoire, en effet la population israélienne est formée principalement d'immigrés d'Europe, des Etats-Unis et de leurs enfants, les Juifs de Palestine étant minoritaires. Quant au sionisme politique il n'existe que depuis Herzl.

 Ce qui ne l'empêche pas de se rendre au dîner quasi obligatoire et annuel du CRIF (1) (qui se conduit comme si c'était son rôle d'être le lobby d'Israël dans un conflit qui ne concerne pas les juifs de France) à une réception à laquelle était invité François Hollande, ce qui me permet de revenir sur mon sujet.

 Ce dernier à un tout autre langage. « Je ne laisserai rien passer », aurait-il affirmé en février à propos des actes antisémites et antisionistes. Le voilà lui aussi faire la confusion entre les mots ? Sur le conflit Historique il aurait « souligné que si Israël est l’objet de tant de critiques, c’est qu’il constitue une grande démocratie ». Voulait-il qu'une démocratie est critiquable ou bien que cet Etat artificiel est critiquée parce qu'il est démocratique ? Voilà des phrases certainement destinées à flatter un électorat communautaire, mais qui posent questions. J'ajouterais qu'une nation se réclamant d'un dieu ne peut-être théocratiques et démocratiques à la fois, c'est une antinomie. Et je cite un petit exemple de démocratie ; la carte d'identité en Israël indique si vous êtes juifs ou non.

 Il ajoutera pus tard que c'est au P.S que l'on trouve le plus d'amis d'Israël et du peuple juif, une précision inutile. Manuel Valls ? Certainement qui « se sent lié de manière éternelle à Israël » Et Pierre Moscovici, ex strauss-kahnien, qui en 2003 lors d’un débat organisé par le cercle Léon Blum qui a dit : « Si j’ai adhéré au Parti socialiste, en tant que Juif, Français et socialiste, c’est aussi en pensant à Léon Blum. Il faut réfléchir et essayer de savoir pourquoi il se serait battu aujourd’hui. Or, cet homme s’est battu pour la République, pour la gauche et le socialisme, ainsi que, sur la fin de sa vie, pour le sionisme, porteur à son sens d’une paix pour le Proche Orient ». Léon Blum sioniste malgré les horreurs commises depuis son retrait de la vie politique jusqu'à sa mort en 1950 ?

 La position de F.Hollande est néanmoins à prendre avec des pincettes, rapportée par le CRIF en effet qui n'en serait pas à sa première incartade avec la vérité, notamment en 2005 où il avait porté des propos à Hollande qu'il n'avait pas tenu. François Hollande avait finalement démenti ces déclarations et pas rancunier on le sait il se rendra l'année suivante au « petit-déjeuner » organisé par le Conseil. Lequel est très pointilleux, il proteste contre une supposée éviction, par le PS au profit des Ecolos, de quatre postulants censés être juifs, pour les prochaines élections législatives. Etonnante réaction qui prête au PS des sentiments antisémites, ce qui n'est pas le cas comme nous l'avons vu plus haut. Plus tard le même conseil a fustigé Jean Glavany, coupable d’avoir utilisé le mot « insultant et mensonger » d’« apartheid » pour qualifier le régime israélien dans sa politique de l’eau au Proche-Orient Or le monde entier sait maintenant que le mot s'applique à toute la politique israélienne.

 Auparavant on notera que le favori selon les sondages à la fonction de Président de la République était debout avec d'autres, Dominique Strauss-Kahn et Michel Sapin, mais aussi de Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche et Benyamin Netanyahou, pour soutenir e gouvernement d’Ariel Sharon, vivement critiqué à l’époque dans les instances internationales et que certains juristes considèrent comme un « criminel de guerre » notamment en raison de son rôle ultra-passif si j'ose dire, dans le massacre de Sabra et Chatila. Ayant reçu quelques quolibets au début de ce rassemblement, l’ex-premier secrétaire du PS aurait selon le site Guysen Israël News.« indiqué l'attachement des socialistes à l'Etat d'Israël depuis 1948, et reconnu la tardive prise de conscience de la vague d'antisémitisme par le gouvernement de Lionel Jospin ».

 Pourtant son programme, ou du moins celui du parti socialiste est net : « Nous romprons avec l’indulgence excessive du gouvernement français envers le pouvoir israélien à qui nous dirons qu’il devra quitter rapidement les territoires colonisés. » Depuis, candidat, il affirme qu'une fois élu il prendrait des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Avec çà on ne va pas plus loin non plus qu'avec les promesses de son principal concurrent.

 (1) « Le CRIF, qui connaît l'attachement de François Hollande au respect des individus dans leur diversité, espère qu'il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d'amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique vis-à-vis de l'Etat d'Israël qu'il a toujours manifestés jusqu'à maintenant ». Rappelons que l'un des représentants de cet organisme auto-proclamé, Meyer Habib, est conseiller personnel de Netanyahu. Donc d'un état étranger.

 

23.01.2012

LE SIONISTE PARTAGE DE L'EAU

 Le rapport d'information pour la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale remis par le député socialiste Jean Glavany, décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient"et provoque un tollé en Israël. Le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères Ygal Palmor, le dénonce et s'étrangle à la lecture « d'un verbe emprunt de propagande vicieuse, bien éloignée de l'esprit critique professionnel[...] sans prévenir ses collègues". Interrogé par Le Monde.fr, qui publie un article, son rapporteur, qui se dit ami d'Israël, nie avoir ajouté ce terme au dernier moment, mais de l'avoir fait en connaissance de cause et souhaite parler "du fond et pas de la forme du mot".

 Effaçons par bienséance ce mot et trouvons lui un synonyme, pourra-t-il permettre de contredire ce constat ?. Certainement pas et ce pour la bonne raison que le problème du partage des eaux est un scandale qui est connu depuis fort longtemps. Dès le début des premières colonies juives en Palestine. Evidemment publier un état de fait que tout le monde connaît sans que personne ,pour des raisons politiques, ne réagisse, suscite du Quai d'Orsay une bien grande timidité,"nous n'avons pas l'habitude de commenter le contenu des rapports parlementaires"

 Sur le fond donc, note le député socialiste, "Il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens"et « environ 70 millions de m3 d'eau contre 222 millions de m3 pour les colons Israéliens".

 Une ONG « Friends of the Earth Middle East » (qui rassemble Jordaniens, Israéliens et Palestiniens), n'hésite pas à dire et redire qu "Israël ne partage pas l'eau de façon équitable avec les Palestiniens". Elle parle également des graves problèmes sanitaires dûs à la mauvaise qualité de l'eau non municipale :, "il n'existe pas de contrôle : [elle] peut être contaminée, avec des conséquences pathologiques »  D’autre part, Stéphanie Oudot (1) décrit l'image : "des piscines et des jardins arrosés du côté des colons, tandis qu'à côté, les Palestiniens se rendent au puits ». Elle cite également la question du Jourdain, détourné en amont par Israël, "ce qui rend les Palestiniens très dépendants d'Israël en eau potable" dit- elle.** Ceci est corroboré par Pierre Berthelot (2) qui n'hésite pas à dire : "Les Israéliens considèrent l'eau comme une question relevant de la sphère militaire, ce qui rend presque impossible les débats [...]. En effet , experts et ONG s'accordent pour considérer l'eau comme "un outil militaire" pour Israël comme l'affirme Mark Zeitoun,(3).

 Dans le territoire de Gaza c'est bien plus grave, les gazaouites peuvent forer librement certes et sont nombreux à creuser leur puits, mais Israël étant en amont, les Israéliens pompent à tour de bras, il y a donc une surexploitation réelle" Les palestiniens pompent alors de l'eau rare, c'est de l'eau salée qui sort ici de terre et ne peuvent plus boire l'eau du robinet. Selon la Banque mondiale, à Gaza "seule 5 % à 10 % de l'aquifère correspond aux standards de qualité" Il ne reste comme solution que le dessalement des eaux, technologie plus qu'onéreuse pour le gouvernement de Gaza et que pratique Israël sur son territoire..

 Abandonnons donc ce vilain mot et parlons de ségrégation de la distribution de l'eau comme le titre d'un post de mon blog. http://palestineconflit.hautetfort.com/archive/2009/10/09... où certains détails historiques de cette discrimination sont détaillés.

 Les Israéliens, qui je le rappelle, sont victimes eux-aussi du sionisme, oblige ses gouvernements à se conduire ainsi pour survivre dans un environnement hostile, tant politique qu'écologique. Les richesses naturelles appartiennent donc au plus fort et là aussi dans ce domaine la force prime le droit « au nez et à la barbe » du monde entier. Dans ces conditions, puisque rien ne bougera, le rétablissement de l'équité dans tous les domaines aux Proche-Orient et surtout dans les territoires occupés n'est pas pour demain. La Palestine à l'Unesco n'y changera rien.

 Anecdote. Herzl proposa “ingénument” comme terre d’accueil de la diaspora la presqu’île du Sinaï. Le gouvernement britannique engagea des pourparlers facilitant le travail d’une commission sioniste chargée d’obtenir du gouvernement égyptien l’autorisation nécessaire. L’Egypte, sous occupation britannique, est incapable de refuser les propositions des autorités occupantes. Néanmoins Boutros Ghali pacha, ministre des Affaires étrangères de l’époque, parvient à refuser cette concession en terme diplomatique. En voici l’esprit : “Nous avons étudié attentivement le rapport de la commission chargée de faire des investigations pour l’établissement d’une colonie israélite dans la péninsule du Sinaï. Selon l’opinion qui ressort, cette région, celle de la plaine de Péluse, dans les conditions actuelles est inapte à une colonisation d’européens.”. Les conditions exigées, en matières de santé (paludisme) et d'hygiène prévoyaient l’envoi pour des travaux préliminaires, de fellahs plus aptes à supporter le climat que les Européens. !! Ces travaux consistant d’après la commission à conduire l’eau du Nil par un siphon construit sous le canal de Suez. Cette proposition était inacceptable. “ Je regrette de vous informer que, pour toutes ces raisons, le Gouvernement de Sa Hautesse ne peut donner une réponse favorable à votre proposition qui doit être considérée comme définitivement écartée.”

 **Dans une de mes recherches sur ce problème je notais en 2003 ceci : Israël recherche d’autres sources (illicites) d’approvisionnement, par exemple le siphonnage de la nappe phréatique cisjordanienne, et va encore plus loin, en effet il prend chaque année 100 millions de m³ d'eau du fleuve Yarmouk qui trouve sa source sur les hauteurs du Golan. Il détourne le Jourdain en amont du Lac de Tibériade, laissant seulement un filet d'eau polluée en aval.

 (1) Adjointe au département eau et assainissement à l'Agence française du développement. Cette spécialiste des questions d'eau a travaillé pendant sept ans comme chef de projet dans la région.

 

 

(2) Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS), Chargé du séminaire géopolitique du Proche et Moyen‐Orient à l'Institut d'études européennes (Paris VIII)

 

 

(3) Chercheur à l'université d'East Anglia en Grande-Bretagne

Un bain "Maure" en Palestine.

 

 

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