16.12.2010
OBAMA CEDE DEVANT L'INTRANSIGEANCE D'ISRAEL
> jeune falasha judaïsé
J'ai intitulé ce blog "Chute du Sionisme" après avoir étudié les raisons de ce conflit qui secoue cette région du monde que l''on appelait la Palestine. Jeune adulte, j'avais été horrifié par les combats de 1967entre Arabes et Israéliens, la grande presse de l'époque prenait fait et cause pour Israël qui défendait selon elle un territoire que les états du monde lui avait "rendu"
Dès mes premières lectures (1)sur ce sujet et après avoir été alertéi par un journaliste célèbre, aujourd'hui disparu, de Combat, avec qui j'ai correspondu un moment, j'ai compris que quelque chose n'allait pas dans cette description médiatique et je me suis aperçu qu'il y avait un agressé et un agresseur, mais pas dans l'ordre l'on voulait nous faire croire.
Historiquement dès l'idée de départ du sionisme, il était évident que ce projet était porteur d"échec, ce que soulignaient beaucoup d'hommes politiques de l'époque. Les fellahs de cette région musulmane ne pouvaient accueillir l'arrivée de colons israélites sans se révolter. Tous les conflits internes et externes qui suivirent sont les fruits de cette erreur historique, de la première émeute arabe jusqu'à la dernière attaque contre un flottille de bateaux affrétés par des OGN, via l'attentat juif contre l'hôtel David à Jérusalem.
La folie meurtrière hitlérienne a eu pour résultat d'amplifier cet état de choses et l'auto-proclamation d'un Etat juif d'Israël fût le point de départ dune chute inévitable du sionisme et non sa pérennité.
Qu'il s'agisse de la construction d'un mur ou de la folle expansion des colonies en Cisjordanie, tout est en place pour un avenir plus que sombre pour les habitants d'Israël.
Démographie
Arafat entre deux combats diplomatiques ou armés, disait que la victoire des palestiniens était dans le ventre de leurs femmes. Ses prévisions étaient exactes puisque le taux de natalité des arabes est plus élevé que celui des Israéliens, y compris dans les territoires occupés. Un démographe de l'Université hébraïque vient de démontrer que les juifs, selon les critères du Ministère de l'Intérieur, ne représentent plus que la moitié de la population dans ses frontières de 67 et en Cisjordanie. Dans le territoire de Gaza, s'il était resté dans le giron de l'Etat d'Israël comme le désirait la droite dure, les non-juifs seraient aujourd'hui majoritaires dans cette entité juive. (2)
L'heure approche où il faudra sauver les meubles et pour cela avoir recours à un système ségrégationniste qui porte un nom : apartheid, politique qui devra être condamnée autant que celle de l'Afrique du Sud, bien que leurs alliés respectifs soient différents.
Devant le refus israélien, non feint, d'aller vers un compromis équitable, l'administration Obama, qui tient la clé du problème entre ses mains, vient de déclarer forfait, en n'exigeant plus de Tel Aviv la cessation de toutes les constructions illégales, ni même un autre moratoire ; La bonne volonté d'Obama a du cédé devant des considérations militaro-industrielles qu'il ne maitrise pas, non plus d'ailleurs que ses prédécesseurs.
Place est donc donnée à l'annexion de la Cisjordanie ce qui jette l'idée de la création d'un état palestinien aux oubliettes. Carte blanche est donnée pour les israélites forcenés qui brandissent la Bible à chaque pose d'une pierre dans une colonie illégale, ce qui est pourtant nécessaire pour la survie (pour combien de temps ?) du sionisme et malheureusement peut être d'Israël.
L'un des arguments déployés par Tel Aviv pour expliquer sa politique est la suivante : "nous sommes un petit pays entouré par des voisins dont certains sont extrêmement hostiles, comme le montrent les sinistres déclarations de l’Iran". Il y a là aucune reconnaissance de l'Histoire et de ses erreurs politiques. L'autre alibi employé est de se référer à la non représentativité des dirigeants palestiniens. Lesquels ont bien du mal à gérer les difficultés de la vie quotidienne, les désirs de lutte contre l'envahisseur de certains et la pression d'une partie des arabes d'en finir coûte que coûte, en même temps qu'un réglement pacifique du problème gazaouite posé par l"administration du Hamas et enfin réussir à enrayer le terrorisme.
L'un des faucons israéliens, Abba Eban ministre de 1964 à 1974 qualifiait les frontières de l'Etat juif d'avant 1967 de " frontières d'Auschwitz" formule adoptée par la droite, est revenu sur son idée et a prôné le retrait des territoires occupés. Un refus " déchirerait son propre certificat de naissance" qui est, selon lui indissoluble et intimement lié "au principe du partage des territoires et de leur souverainetés".
L'ONU les USA, l'Europe et le Quartette n' y peuvent plus rien, pas plus que les résolutions, prières ou injonctions. Inexorablement le gouvernement d'Israël est condamné à aller droit dans le mur, le fruit des dizaines et des dizaines d"années de promesses improbables faites à ses citoyens et leur assure encore des souffrances. Il est même probable que certains d'entre-eux quittent ce pays de souffrance sans fin, ce qui accentuerait le déséquilibre démographique et remettrait à jamais l'idée farfelue d'un Grand Israël des autres. Conséquences probables ou envisageables, le reflux des investissements dans un pays à la paix apparente, ou même des sanctions économiques de la part de la communauté internationale décidée à rendre la justice. Seule l'Amérique continuera - pour combien de temps encore- à soutenir financièrement Israël et donc sa survie économique et sociale.
L'idée d'un Etat binational, hypothèse d'école, me parait pourtant la plus raisonnable, mais il faudrait pour les Israéliens, sionistes ou non, abandonner l'idée qu'on leur a mis dans la tête : pouvoir s'installer dans une région au nom d'une idéologie religieuse et d'une prétendue histoire biblique qui est de plus en plus sujette à caution sans agrément.



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