18.04.2011
APPLIQUONS EN PALESTINE LA RESOLUTION 377 DE L'ONU
Le même geste qu'au Maghreb.
Il semblerait que l'Assemblée générale des Nations-Unies, forte de plus d'une centaine de pays, y compris en Europe et donc la France, soit prête à examiner la création d'un Etat palestinien sur proposition de l'Autorité palestinienne, la Banque mondiale et l'ONU soutenue par DSK estimant que Fayyad, le premier ministre palestinien a réussi à mettre en place les conditions pour créer un Etat viable. Déjà plus de quatorze pays d’Amérique latine ont reconnu la Palestine, comme « Etat libre et indépendant sur les frontières de 1967 » suivant en cela le Brésil, l'Argentine, la Bolivie, l'Uruguay et le Chili. Une résolution du Conseil de Sécurité pour la création d’un Etat palestinien de facto, pourrait facilement récolter le vote d’au moins les deux tiers des membres. (1)
Un «tsunami diplomatique» selon les propos de Netanyahou qui ne peut que dénoncer cette déclaration "d'indépendance unilatérale", terme qui s'avère faux puisque la demande est adressée aux Nations-Unies. Le premier ministre israélien est bien conscient qu'une décision dans ce sens implique le retrait israélien sur les lignes de 1967, donc hors de Cisjordanie (Judée et Samarie pour les sionistes) et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de la Palestinre Eindépendante
En contre-feu, Israël envisagerait, selon certaines sources, de déléguer son contrôle en Cisjordanie à l'Autorité palestinienne, sans toucher aux colonies israéliennes, évidemment. Et Netanyahou, pour noyer le poisson proposerait la tenue d'une énième conférence internationale qui devrait relancer des négociations, toujours aussi stériles depuis deux ans. Une échappatoire que ne pourra pas admettre les membres de l'Assemblée Générale favorables à la création rapide d'un Etat palestinien, souverain et viable..
En Israël le sentiment général est résumé par Moshé Arens, ancien ministre de la Défense et chef de la diplomatie juive qui déclare : ,«L'important est de rester calme, de laisser retomber le brouhaha de tous ceux qui font à chaque fois entendre leur voix dès qu'il s'agit de réclamer un retrait total israélien»,
Mais les dirigeants sionistes ne sont pas tous de cet avis. Mais pour les responsables israéliens il y a péril en la demeure et pour eux c'est Ban Ki Moon le responsable ou l'instigateur de cette idée et n'hésite pas à le citer.. " que l’occupation était moralement et politiquement insoutenable et qu’elle devait, par conséquent, prendre fin. ‘Une voie doit être trouvée pour que Jérusalem devienne la capitale des deux Etats".
Le processus.
Abbas doit soumettre sa demande d’entrée au Conseil de sécurité des Nations unies, ensuite ce dernier « sollicitera auprès des membres de l’Assemblée générale la reconnaissance l’Etat de Palestine ». Dans le cas d'un vote positif, le conflit change de nature, la Palestine disposant d’une population permanente, d’un territoire défini, (2) d’un gouvernement en vigueur et de la capacité d’entretenir des relations internationales conformément donc à la Convention de Montevideo de 1933 sur les droits et devoirs des Etats, il s'agira crûment d'une occupation d'Etat par une armée étrangère.
Si un accord n'était pas trouvé certains diplomates parlent de recourir à la fameuse résolution 377 de l'ONU.
Ce texte intitulé "Union pour le maintien de la Paix" aussi connu sous le nom de résolution Acheson) est une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 30 novembre 1950, à l'initiative du Secrétaire d'Etat américain Dean Acheson, qui étend les compétences de l'Assemblée Générale de l'ONU en matière de maintien de la paix. Selon les termes de cette résolution, l'Assemblée générale peut prendre des mesures si le Conseil de sécurité ne parvient pas à une décision en raison du vote négatif d’un membre permanent, dans tout cas où paraît exister une menace contre la paix, une rupture de la paix ou un acte d’agression. Née du conflit nord-coréen, cette résolution n'a été appliquée qu'en 1956 (crise de Suez), 1980 (Afghanistan), 1981 et 1982 (territoires arabes occupés par Israël).Wikpédia.
La solution qui consiste à la création de deux Etats que tout sépare n'est certainement pas la bonne. D'ailleurs on voit mal les USA l'accepter en votant pour au Conseil de Sécurité. Inapplicable sur le terrain à moins de charcuter les deux territoires pour lier Gaza et la Cisjordanie et créer ainsi des frontières improbables. Ensuite il faudra l'agrément du Hamas, qui pourrait considérer ce cas comme un reniement des justes revendications des Palestiniens ne serait-ce que le droit au retour qu'Abbas ne peut enterrer.
De l'autre côté l'abandon de Jérusalem comme capitale israélite et voir les arabes israéliens réintégrer Jérusalem-Est est insupportable pour les ultras-orthodoxes,nombre d'israéliens et sionistes pour qui Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible et considéraient celà comme un casus belli .Comment pourrait-on concilier des notions religieuses et idéologiques opposées.
Cette proposition est plutôt une mise en garde ou un avertissement aux dirigeants israéliens pour qu'ils envisagent de changer de politique avant que la situation ne s'aggrave encore. La solution la plus logique est la création d'un Etat binational pour lequel deux nationalités seraient définies constitutionnellement, dont les actuels Israéliens et les Palestiniens seraient tous citoyens. Un état laïque et démocratique sous contrôle de l'ONU, où chacun et chaque chose reprendront leurs places naturelles. Une formule qui est dans tous les cartons diplomatiques, mais qui n'a pas l'heur de convenir aux sionistes et est donc considérée comme politiquement incorrecte par les grands de ce monde en premier lieu les USA sous la pression de la diaspora juive via son puissant lobbyng. Voir BINATIONALISME
(1) L’Etat palestinien devait voir le jour en mai 1999 après une période de probation prévue par les accords d’Oslo (1993). Mais la politique sioniste interdisait sa réalisation en créant des points de peuplement qui rendent impossible une continuité territoriale
(2) C'est d'ailleurs là le nœud du problème, comment peut-on parlé d'un pays viable et souverain morcelé et sous surveillance continuelle.
17:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, conflit, résolutions, onu, création de l'état palestinien


Écrire un commentaire