14.06.2011
LE BLOCUS DE GAZA. Partie I
La pèche sur les rives de Gaza
La nouvelle flottille en route vers Gaza et la victoire électorale d'Ederdogan inquiète Israël, qui lui demande de dissuader les militants turques pro-palestiniens d'y participer. Ce genre d'opération humanitaire est toujours considérée par l'Etat hébreu comme une provocation arguant une intrusion dans des eaux protégés, reconnue par le droit international. Il est tout de même navrant d'entendre cela alors que Aviv bafoue toutes les résolutions de l'ONU.
NOUVELLE TENTATIVE DE FORCER LE BLOCUS.
Cette action a été annoncée pour d'ici la fin juin en tenant compte de l'opposition formelle d'Israël. La précédente s'était terminée par une tuerie dont serait responsables ses instigateurs, selon l'Etat hébreu (Voir ici. http://palestineconflit.hautetfort.com/..)
La diplomatie turque est bien timide devant ce nouveau problème et tente de désamorcer une crise entre les deux pays, mais trouve inadmissible tout de même toute entrave à cette opération civile en imposant aux ONG une interdiction.
La France pour la première fois affrète un navire qui voguera parmi une quinzaine de bateaux qui partiront de différents ports méditerranéens vers Gaza. Plusieurs personnalités seront à bord : élus, personnalités du spectacle et du sport, mais dont les noms n'apparaissent pas par discrétion ou par éthique .
Cette action militante est également symbolique tendant à prouver la pesanteur de blocus, que des pro-sionistes nient d'ailleurs. Ce qui pose la question de savoir pourquoi alors ne pas laisser cette mission humanitaire dont la cargaison sera bien sûr contrôlée, faire son boulot.
LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET L'EFFET DU BLOCUS
D'autres soutiennent que l'économie gazaouite n'est pas dans l'état que nous décrit les médias pro-palestinien, que des hôtels de luxe et centres commerciaux existent à Gaza, ce qui conforte la position israélienne dénonçant le traquenard politique. http://www.drzz.info/article-en-photo-gaza-ville-martyre-par-jean-patrick-grumberg-53619100.html Mais, ce qui est infirmé par Ban Ki-moon qui affirme que « l’aide et les biens destinés à Gaza devraient être acheminés par des points de passages légitimes et des canaux établis », refusés par l'Etat israélien.
Il est facile de répondre qu'il s'agit d'une métropole qui en-dehors des bombardements, vit, avec sa propre bourgeoisie et touristes, y compris israéliens.
Oui, Gaza se relève très difficilement de sa destruction, notamment avec l'aide du Hamas et sa fraction humanitaire, les Frères musulmans, ce qui est avéré et peut être condamné à juste titre, politiquement.
Non ! Il n'y a pas de famine, mais faudrait-il peut être que Gaza soit restée un ruine et en proie à une pénurie alimentaire structurelle ? Il n'empêche qu'il y va de la vie des gazaouites de bases, c'est-à-dire par exemple les milliers de gosses qui dont privés d'études, de soins et de futur.
Quant à ceux qui avancent la réouverture de la frontière égyptienne, pour trouver cette aide humanitaire mal venue, car sans raison, ils raisonnent à courte vue, car on ne reconstruit pas une région dévastée en quelques semaines. Ni à coup de centre commerciaux où le péquin de base n'entrera de toute façon jamais.
Selon Mathilde De Riedmatten, chef adjointe de la sous-délégation du CICR à Gaza, l'entrée de biens dans la bande de Gaza demeure encore très limitée, en termes de quantité et en termes de produits autorisés, certains sont si chers que la grande majorité de la population n'aurait pas les moyens de les acheter. Les importations de matériaux de construction et de matières premières sont encore pour la plupart interdites bien qu’elles soient vitales pour l'infrastructure du territoire et la reprise économique « il n'y pas d'amélioration »
Le blocus est l'une des raisons de la situation de Gaza, ce qui ne doit pas nous faire oublier les autres.
LA PECHE
Parlons du problème des pécheurs de Gaza dont l'avenir est toujours incertain. Ils ne sont autorisés à travailler par décision militaire israélienne que sur une superficie de 3 km carrés, insuffisante pour le marché local. Ils sont donc surveillés et harcelés en permanence par la marine. Si certains dépassent cette limite, les forces d’occupation ouvrent le feu, déchirent leurs filets de pêche, voire plus. L'entretien des outils de travail coûte trop cher, par exemple le remplacement d'un moteur coûte 5000 $ et il y a peu, les commerçants achetaient le poisson égyptien qui passait par les tunnels entre la ville de Rafah et l’Egypte. (Avec les bombes atomiques de poches destinées à rayer Israël de la carte....)
L'EAU
Outre le problème du blocus il reste le scandale de l'approvisionnement en eau de Gaza. L'eau indispensable de son lac est inutilisables les bombardements israéliens ont détruit aussi les infrastructures de traitement et filtrage des eaux usées, polluant les nappes phréatiques. Les puits sont les plus pollués au monde causant de graves maladies dans la population, surtout chez les enfants. Et il faut savoir également que la livraison d’eau potable de la Cisjordanie vers Gaza est interdite par le gouvernement israélien.
Dans une seconde partie nous verrons l'étendue du problème de l'eau en Cisjordanie occupée, celui du mur et des colonies en territoires occupés (Pour le coup, non conformes avec la loi internationale) qui ne sont pas sans rapports avec le problème général de l'eau dans la région.
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