08.08.2011

EN ATTENTE DE LA DECISION DE L'ONU

 

 

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Magnifique cliché où l'on voit des juifs orthodoxes rejoindre les manifestations

Demande palestinienne d'un Etat .

Les alliés arabes des Palestiniens étaient en réunion au Qatar pour mettre au point les derniers détails de la demande de création d'un Etat palestinien, ce qui fait grand-peur à Israël. A tel point que Netanyahou est obligé, selon des sources non confirmées, d'annoncer que l'état hébreu était enclin à négocier bilatéralement sur les bases de la proposition Obama qui prévoit un retour sur les frontières d'avant 1967 avec échange de territoire, paroles verbales en après des dizaines d'années de refus. Rappelons que les Palestiniens ont concédé d'adopter ce plan, mais avec Jérusalem-Est comme capitale et le retour des réfugiés. A noter que le gouvernement israélien parle en ce qui concerne ce sujet, d'une démarche « unilatérale » palestinienne, ce qui est paradoxal pour un pays qui s'est autoproclamé en 1948.

L'astuce consiste à faire croire que Tel Aviv est prêt à faire des concessions, (inacceptables) et aux Pays européens, que son adversaire est de mauvaise foi et que par conséquent, il serait bon qu'ils s'opposent à la demande palestinienne. Le négociateur palestinien Saëb Erakata a dénoncé ces "fuites du cabinet de Netanyahu" qu'il considère comme "une manœuvre et une simple opération de relations publiques"

Las de ces stratagèmes, les Palestiniens déclarent que « le train est désormais en route pour New York." en rejetant tous nouveaux palabres, qui encore une fois capoteront rappelant que les Israéliens ont pour habitude de chercher à gagner du temps.

En dehors de la manifestation médiatique qu'est la demande palestinienne dont le succès n'est pas assuré, celle-ci ne mènerait à pas grand-chose, sinon qu'Israël aurait du mal à réitérer une opération «plomb-durci» contre un pays membre des Nations Unies, (quoique): La demande sera-t-t-elle agrée ?

a/ Au niveau du Conseil de sécurité qui se heurtera de toute façon au veto américain.

b/ A l'Assemblée générale, qui n'a pas obtenu le quorum nécessaire et qui d'ailleurs, n'a aucune conséquence juridique en droit international.

En septembre nous allons assister à un joli ballet diplomatique, mais sans voir les coups en traîtres qui vont s'échanger sous les tables.

De plus, les dissensions entre le Hamas et l'A.P risquent de faire échouer cet appel auprès de l'ONU, par contre, un refus pourrait provoquer un climat de révolte. Ainsi une manifestation pacifique est prévue pour soutenir les démarches à New York. Aussitôt le ministre de la défense, se dit prêt à faire appel aux réservistes pour y faire face. Ces manifestations ouvriraient-elle la saison de l'Automne Palestinien ?

La colère de la classe moyenne.

Peut être sans lien, mais politiquement admissible, cette fausse démarche ne serait-elle pas un dérivatif à la vague de contestation des indignados israéliens ? Ces manifestations sont à l'origine, la crise du logement qui sévit dans les capitales et exigent de sérieuses réformes économiques. Il faut néanmoins admettre que cette «révolte» n'a rien à voir avec nos mal-logés et qu'il ne s'agit que d'une contestation de la classe moyenne parfaitement logique, d'ailleurs.

L'opération des « Tentes » se déroule sur le boulevard Rochschild, dans un quartier huppé de Tel Aviv et s'amplifie dès l'entrée en vigueur d'une loi plus favorable aux plus riches. Puis elle s'étend contre l’accentuation de la fracture sociale et la détérioration du service public, médical et éducatif, devant un tel événement. le directeur général du ministère des finances, a démissionné

Les colonies illégales

Alors que ce post concerne au départ la possible, mais improbable création d'un Etat palestinien, cette crise du logement débouche bien évidemment sur la sempiternelle idée sioniste d'extension.

« Les implantations en Judée-Samarie offrent la solution idéale pour surmonter la pénurie de logements », a affirmé un député d'un parti d'extrême droite d'opposition. Quarante-deux députés ont signé une pétition, appelant à la construction de milliers d'habitation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, pour résoudre la crise du logement. Parmi les signatures on trouve des membres du Likoud, dont plusieurs ministres : celui des Sciences et chef du Foyer juif, d'extrême droite, mais aussi, ce qui est significatif, les signatures de cinq parlementaires de Kadima, le parti d'opposition dirigé par Tzipi Livni.

Netanyahou est coincé entre les Palestiniens, les Américains, l'ONU, ses manifestants rejoints par la minorité arabe et maintenant avec ses grévistes qui réagissent à l'initiative d'un groupe sur Face Book. Comme en Afrique du Nord au début de « l'Eté arabe ».

Pour tenter de juguler la demande plus que pressante de ses compatriotes le premier ministre, soutenu par la grande majorité des israéliens, botte en touche en proposant une «commission de réformes» refusée bien évidemment, mais qui lui laisse de la marge pour contrarier coûte que coûte le vœu, pieux, palestinien de créer un Etat souverain.

Au même moment, on apprend que le ministère de l'Intérieur a donné le feu vert à la construction de 900 logements dans Jérusalem-Est. Un projet voté, il y a deux ans, qui avait soulevé un tollé chez les Palestiniens, mais également dans le monde entier. Le ministre de l'Intérieur a joint ce projet aux manifestations actuelles et ordonné la promotion d'un nouveau plan de créations de logements de type HLM avec accession à la propriété, dans les territoires occupés. Et avec cela on ose parler de main tendue aux Palestiniens ?. Evidemment non, il n'y a rien à attendre d'un gouvernement israélien d'union nationale qui ne doit sa survie qu'à la présence de l'extrême droite.

Alors que les USA entrent dans une crise financière, il va de soi que la bourse de Tel Aviv plonge. Les investisseurs internationaux prévoient une diminution des aides américaines vers Israël déjà en crise et qui aura grand mal à échapper au marasme économique. Sans les aides américaines en tous genres, Netanyahou aura bien du mal à assurer à ses citoyens les moyens dont ils disposent actuellement sans toucher à son budget militaire.

 

 

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